Zelinsky, Churchill, Hitler: Qui est qui ?

Dans la transe de leur parti-pris propagandiste au service d’un fantasme pour le moins extravagant — abattre la Russie et la rayer de la carte — les Occidentaux ont sans sourciller bombardé Zelinsky au grade médiatique de nouveau Churchill. 

Mais jusqu’ici, selon ce qu’on nous a dit sur Churchill, ou ce que nous avons lu dans les livres d’histoire à son propos, Churchill n’était ni la poupée ni le ludion de personne. Churchill avait le courage de mener le peuple britannique à une résistance farouche contre les nazis ; et les nazis n’étaient pas de ses amis, mais plutôt ses ennemis. Tout le contraire de Zelensky qui gouverne sans complexe avec les bandéristes néonazis ; un Zelinsky qui agit aveuglément sous la dictée et pour le compte des États-Unis et de leurs colonies européennes. 

Dans ce cas, soit la comparaison avec Churchill est un mensonge scandaleux, et les politiques, les intellectuels et les médias occidentaux, tous autant qu’ils sont, doivent présenter leurs excuses pour avoir sali la mémoire de ce grand homme ; soit la comparaison est exacte et c’est toute l’image de Churchill, toute l’idée qu’on a fait gober aux gens sur la figure de Churchill qui est à jeter à la poubelle de l’histoire. 

Dans le même élan, on pourrait même aller plus loin en questionnant la réalité ou la vérité de l’image de Hitler. Si Zelinsky, c’est le Churchill d’aujourd’hui, alors celui-ci était il vraiment ce qu’on en a dit ? Hitler était-il vraiment ce qu’on en a dit ? 

En fin de compte, tout n’est pas perdu ni à jeter dans cette espièglerie propagandiste  cousue de fil blanc. À travers ces failles et ses lapsus, son intérêt est de nous amener à questionner l’histoire et les figures reçues du passé sans interrogation, et les soumettre au crible d’un doute aussi méthodique que légitime. 

Boris Azzedine