
Caninisation ; néologisme ; métaphore signifiant le fait de transformer un homme en chien, avec ou sans sa volonté. Lorsque c’est sans sa volonté on parle de caninisation passive, dans le cas contraire, il s’agit de caninisation active. Exemple, Ouattara est un cas de caninisation active; tout Africain, obligé de subir dans les écoles de base l’usage de la langue française en lieu et place de sa langue maternelle est un exemple de caninisation passive, car ce fléau se produit par sédimentation des effets d’aliénation induite par violence symbolique ( langue, religion, monnaie, etc…)
La caninisation ne doit pas être confondue avec la toutouïsation, qui survient après celle-là et l’accompagne comme ensemble des rapports de conditionnement dans l’identité acquise de chien.
La caninisation passive fait le lit de la caninisation active. Les remèdes contre la caninisation sont ceux qui privilégient le désengagement radical des violences symboliques structurelles ou conjoncturelles : mettre fin sans attendre à l’usage de la langue française dans nos écoles de base, mettre fin au franc CFA, et travailler pour la valorisation des religions endogènes… Tout ce qui vient d’être dit s’applique mutatis mutandis aux autres rapports coloniaux ou néocoloniaux, qu’ils soient anglophones, lusophones, hispanophones ou arabophones…
Voilà quelques un des maux dont nous souffrons et leurs remèdes urgents…
Adenifuja Bolaji
