Copernic, Galilée et Einstein : Trois « Complotistes » avant l’Heure

Complotiste : accusation portée par les gardiens de la pensée unique contre un individu qui, dans un système implicitement totalitaire qui  s’ignore comme tel ou se targue d’être démocratique, s’affranchit de l’interdiction tacite de penser par soi ; accusation d’autant plus véhémente que l’impertinent ose pousser sa liberté jusqu’à titiller les formes des tractations et intrigues secrets des puissants de ce monde ou des états qui dépendent d’eux politiquement et/ou économiquement. La fonction de cette accusation malicieuse étant de stigmatiser le discours du libre penseur, de faire passer sa pensée comme déviante et lui-même comme un dérangé mental.

L’accusation de complotisme ne date pas d’hier. Trois exemples parmi d’autres illustrent cette tendance à diaboliser la différence ou la nouveauté intellectuelle. Dans le tumulte des âges, ces trois esprits brillants se sont élevés audacieusement, tels des astres solitaires traversant l’obscurité de la pensée conventionnelle. Copernic, en héraut des cieux, a dévoilé l’héliocentrisme, dérangeant l’équilibre fragile du cosmos établi. Les gardiens des croyances ancestrales ont réagi avec fureur, le qualifiant de complotiste, déchaînant contre lui la furie de l’orthodoxie.

Puis vint Galilée, téméraire observateur des étoiles, qui élargit les horizons célestes par le biais de son télescope magique. Les astres qui gravitaient autour du soleil devinrent ses alliés, mais l’Inquisition le condamna pour blasphème, forçant son esprit épris de liberté à lutter contre les chaînes des dogmes.

Enfin, dans un siècle avide de vérités, Einstein apparut, porteur des lois fondamentales de l’univers. Ses pensées éclatantes déconcertèrent les érudits conservateurs, brisant les fondations de la réalité convenue. Mais ils le qualifièrent de complotiste, un génie déraisonnable cherchant à déstabiliser les piliers de la connaissance établie.

Ainsi, dans cette symphonie de la dissidence intellectuelle, ces scientifiques visionnaires ont été les protagonistes d’une lutte contre les ténèbres de l’ignorance, où les rugissements des puissants se sont élevés pour tenter de les réduire au silence. Malgré l’opposition féroce, leur lumière continue de briller, rappelant aux générations futures que l’audace et la remise en question sont les pierres angulaires de la découverte.

Alan Basilegpo