Gifle à Macron : où est la Violence ?

En France, on le sait, les médias dominants sont possédés par un quarteron d’hommes d’affaires galetteux, qui en usent pour imposer les dirigeants susceptibles de créer le climat politique favorable à leurs intérêts. Cet état de chose à un impact direct sur la vérité de la liberté d’expression, et  la pluralité de l’information, son objectivité. Avec le Covid, on a en plus assisté à une chute brutale de la liberté d’expression et d’opinion au nom de la gestion calamiteuse d’une pseudo-guerre contre une pseudo-pandémie qui a beau jeu de tenir le haut du pavé, et de faire un sur-place pour le moins troublant.

L’affaire du soufflet reçu par Emmanuel Macron lors de l’une de ses trépidantes tournées à l’intérieur du pays – et dont la motivation préélectorale réelle est en soi antidémocratique – est un bel exemple de confiscation du sens des événements et de l’imposition du discours dominant à leur égard. En effet avec un bel unanimisme sémantique toute la presse française a vu dans cette gifle l’expression de la violence qui caractérise la société actuelle. Quelques rares analystes ont eu l’honnêteté de mettre cette violence supposée en lien avec l’inexistence de débat dans l’arène politique. Qu’il y ait de la violence personne n’en doute. Mais ce qu’il y a surtout c’est le besoin de s’exprimer et la frustration de ne pas pouvoir le faire, justement en raison de la confiscation de l’opinion et de l’imposition de la doxa par une tourbe infecte de médias et de journalistes à la solde du système. On a très vite fait de chercher des poux dans le cheveu du souffleteur, de l’étiqueter proche de l’extrême droite – stigmatisation qui à elle seule suffit comme un marqueur essentiel de violence.

Mais à tout bien analyser, le jeune homme qui a giflé Macron n’avait rien de violent et son geste non plus. Il n’avait pas utilisé de couteau, ni d’objet pour blesser, il n’avait aucune intention de verser du sang ou de blesser physiquement sa « victime ». Le  geste qu’il a posé est un geste transgressif symbolique, une manière de signifier la colère de millions de Français frustrés par l’opération de manipulation politique qui a amené Macron au pouvoir et les actes politiques qui sont les siens depuis cette arrivée médiatiquement assistée par une classe de riches soucieux de leurs intérêts, y compris dans et par la ruine et le mépris de ceux de la majorité. L’arrogance de Macron, ses poses de bas-bleu de la pensée intellectuelle sont insupportables par la majorité des Français. La violence terrible de la répression des Gilets jaunes avec des yeux arrachés, des mains coupées et bien d’autres atrocités inédites dans l’histoire récente de la République française, a laissé maints citoyens dans la colère, la frustration et la perte de repère sur les limites des valeurs républicaines et leur respect par les hommes au pouvoir. Donc si violence il y a, elle est antérieure et n’est pas dans le geste du gifleur qui a seulement voulu signifier son ras le bol, sa honte d’avoir Macron comme Président, un homme pas à la hauteur de sa fonction, qui se croit tout permis bien qu’élu par à peine 15 % des citoyens !

Le gifleur de  Macron n’a jamais agi dans l’intention de le blesser, ni de faire couler son sang, encore moins de le tuer. Et pourtant en embouchant à l’unanimité la trompette d’une caractérisation par la violence c’est ce que la presse établie a imposé comme sens ultime sinon exclusif de son geste : et toute la violence se trouve dans ce travestissement devenu la règle du traitement de l’information – une information qui par son parti-pris manipulateur fait violence à la vérité et à la majorité des citoyens.

Ahandeci Berlioz

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