Pourquoi l’Afrique du Sud est la Coqueluche Africaine du Covid

Aussitôt après que le Covid a fait parler de lui en Occident après son émergence spectaculaire à Huwan en Chine, on le sait, les prophètes du malheur occidentaux avaient annoncé le pire pour l’Afrique : des millions de malades, des rues jonchés de morts, bref la désolation et les images de misère habituelles qui collent à la peau de l’Afrique.

Mais rien de tout cela ne se produisit. Aussi, en désespoir de cause, la maladie – ou du moins   ses promoteurs à peine cachés – dans un retrait tactique se réfugièrent dans la synecdoque en jetant leur dévolu sur une partie symbolique de l’Afrique : l’Afrique du Sud. A défaut de l’Afrique tout entière que le monstre ne pouvait pas avaler, cette partie arc-en-ciel du continent ferait l’affaire .

Mais alors, pourquoi l’Afrique du Sud qui n’est ni la première puissance économique, encore moins la première puissance démographique du continent ? Pourquoi pas le Nigeria qui à lui tout seul cumule ces deux records ? La raison en est que le Nigeria, malgré son poids économique et démographique n’a pas de poids symbolique digne de ce nom, toute prostrée qu’elle est dans un conditionnement  colonial sans aucune capacité symbolique effective au niveau mondial. Ce qui n’est pas le cas de l’Afrique du Sud qui, en plus d’être la nation arc-en-ciel, peut se targuer d’être la pays de Nelson Mandela, le pays dont la voix est crédible pour la défense de la race noire de par le monde.

On se souvient qu’au temps fort de l’épidémie du Sida, Monsieur Thabo Mbeki, alors Président de la République, avait fait entendre sa voix exprimant le point de vue de son pays sur cette maladie dont l’un des foyers était l’Afrique du Sud. Thabo Mbeki avait affirmé alors que le sida était avant tout une maladie de la pauvreté. Une déclaration qui a suscité une levée de boucliers et une volée de bois vert en Occident dont les média ont réagi en qualifiant le président Sud-africain de complotiste, négateur du VIH, et tutti quanti. Ce point de vue, le Président Thabo Mbeki ne le paiera pas seulement dans le traditionnel lynchage de la presse occidental qui est la règle lorsqu’une pensée africaine démonte leurs supercheries, mais il le paiera aussi politiquement dans un coup d’état procédurier qui écourta sa présidence, à la grande joie de ceux qui avaient intérêt à son élimination censée être perçue comme une sanction de sa témérité indigne d’un Nègre.

On comprend donc pourquoi à l’occasion d’une nouvelle pandémie qui a toutes les apparences d’un Cheval de Troie vaccinal, les covideurs aient pris les devants en veillant– même dans des conditions où l’Afrique est censée être relativement épargnée – à préempter l’Afrique du Sud, en lui mettant le grappin viral dessus. Car l’Afrique du Sud n’est pas n’importe quelle partie de l’Afrique, dans la mesure où sa voix plus que nulle autre en Afrique peut avoir un impact non négligeable sur la visée des covideurs : la vaccination !

Sur les réseaux sociaux, tournent en boucle des vidéos montrant des scènes de vaccination par les organes de l’ONU toutes inspirée par l’apartheid, où la même infirmière fait semblant d’inoculer le vaccin à un agent blanc tandis qu’il l’injecte réellement à l’agent noir.

Au-delà d’une mise en garde spécifiquement adressée aux Africains que pourraient justifier de telles scènes, le point de vue de l’Afrique du Sud, dans un contexte où elle serait, à l’instar des autres pays africains, épargnée par la maladie – dans ses effets réels comme médiatiques – aurait eu un impact mondial considérable : non seulement sur les Africains, dans leur droit logique de décider de rester en retrait du mouvement mondial de vaccination, mais aussi sur toute personne de par le monde qui aurait des raisons de s’en méfier.

Raison pour laquelle les covideurs ont préféré prendre le taureau sud-africain par les cornes ; et que, dans le désert pandémique que constitua l’Afrique, ils en firent comme un oasis du covid. On l’impliqua dans les expérimentations sur le vaccin, et plus tard, on tint même à le décorer de la Légion de la Variance en associant son nom à une souche sud-africaine !

Albert Boesak

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