France : Pourquoi Fait-on comme si le Covid n’était pas Soignable

En Chine d’où la maladie est censée avoir démarré, on a vu comment, en l’espace de quelques semaines, elle a été prise en charge et éteinte. Parce que la volonté de l’éteindre ne faisait pas défaut.. Commencée à Wuwan, la maladie a été circonscrite à cette région, et n’a pas touché le gros de la Chine, pas plus que les pays voisins qui, comme la Corée ou le Japon, n’en ont ressenti qu’un faible écho. Comment se fait-il qu’alors les Occidentaux en ont hérité d’un gros lot et en font-ils tout un plat depuis de longs mois ? C’est l’un des mystères de cette pandémie que questionner vous propulse d’emblée dans la catégorie astucieusement tenue pour suspecte des complotistes. Comment se fait-il que la maladie persiste depuis des mois en Occident ? Comment se fait-il que dans cette Afrique si médicalement peu organisée et où les prophètes de mauvaise augure prédisaient malheurs et hécatombes, comment se fait-il que ce fléau annoncé comme terrible a fait long feu, sauf dans la partie la plus occidentalisée du continent — l’Afrique du Sud. — Voilà d’autres mystères qu’il ne faut surtout pas questionner au risque d’être accusé de complotisme.

Enfin, en France ce qu’il se passe depuis quelques mois sous le rapport de la monomanie covidienne est proprement ahurissant. Voilà une maladie qu’on a interdit de traiter, pour laquelle on a désarmé l’armée des généralistes qui en principe doivent être en ligne de front pour la combattre. On leur a interdit de tenter de soigner la maladie, de faire en somme leur métier. On les terrorise en douce ou ouvertement à ce sujet. On les conditionne et les réduit à de vulgaires signaleurs de cas pour lesquels ils sont rétribués. Dès qu’une thérapie simple et peu coûteuse est proposée, elle est rageusement combattue, parfois avec des accusations dont la grossièreté laisse pantois. La seule réponse à la maladie vue de France est la scansion quotidienne de ses statistiques funestes habilement arrangées. Les points de vue et critères statistiques privilégiés, variant selon les besoins et l’intention politiques des autorités à la manœuvre. Tantôt c’est le nombre de morts qui fait sens, tantôt, et quand il n’en fait plus ou en fait moins, c’est le nombre de cas positifs, tantôt le nombre de places en réanimation, etc.. Les tests qui nourrissent cette farandole diabolique sont eux-mêmes une véritable supercherie à plus d’un titre. Car selon son concepteur, le test PCR ne peut détecter une quelconque contamination à un quelconque virus. Par ailleurs la précision et la fiabilité des informations que fournissent les tests sont inversement proportionnelles au nombre de cycles choisis ; et au-delà d’un certain seuil tout ce qui est perçu à travers les tests est du vent, du cinéma. Malgré ce fondement douteux, les tests PCR sont placés au cœur d’un dispositif de conditionnement qui ne sert qu’à justifier des décisions absurdes et arbitraires, des décisions actées à l’avance, indépendamment des causes qu’on invoque


La suspension du professeur Perronne de l’APHP est un des derniers épisodes en date d’une longue liste de médecins rappelés à l’ordre pour s’être écartés de la ligne sanitaire officielle. Face aux toutes nouvelles plaintes du Conseil de l’ordre contre six médecins pour des propos jugés « controversés », à la multiplication des  « recadrages », voire des sanctions, nous avons voulu interroger le sociologue Laurent Mucchielli. Depuis le début de la crise, ce directeur de recherches au CNRS (Laboratoire méditerranéen de sociologie, Aix-Marseille Université) décrypte de manière critique la gestion politico-sanitaire du Covid-19.

Le professeur Perronne, signataire d’une de vos tribunes, vient d’être démis de sa fonction de chef de service par le directeur de l’APHP, notamment pour s’être « départi de son devoir de réserve » et avoir« tenu des propos contraires à l’obligation de dignité »Comment analysez-vous la multiplication des sanctions et rappels à l’ordre de médecins lorsqu’ils tiennent des propos éloignés de la ligne officielle ?

Christian Perronne a un franc-parler populaire et émotionnel, j’imagine aisément que cela doit en exaspérer plus d’un dans le monde très policé de la haute fonction publique. Il a par ailleurs le chic pour appuyer là où ça fait mal et ce, depuis le début de la crise. C’est certainement ce qui lui vaut cette sanction administrative. Mais je suppose qu’il va attaquer cette décision de M. Hirsch. Christian Perronne reste par ailleurs professeur d’université, avec toute la liberté d’expression qui caractérise ce statut et qui est protégée par la loi.

Ce qui m’inquiète davantage, ce sont toutes les formes de pression et d’intimidation qui sont exercées sur des médecins libéraux ou hospitaliers bien moins connus, dès lors qu’ils ont le malheur de dire publiquement qu’ils ne partagent pas tel ou tel dogme du ministère de la Santé, en particulier le dogme selon lequel il n’y aurait aucune thérapeutique pour soigner les malades de la Covid. Dans ces cas, il n’y a pas de sanction officielle ni de communiqué de presse. Tout se joue dans les coulisses et c’est généralement le Conseil national de l’ordre des médecins qui est à la manœuvre, parfois en service commandé du ministère mais souvent aussi à la suite de « signalements » provenant d’autres médecins. On peut faire l’hypothèse que ces derniers ne supportent pas la culpabilité que leur renvoient ceux qui tentent de soigner alors que eux acceptent de ne pas le faire.

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