
Dans la défense acharnée de son coup, Talon a répété à l’envi que s’il devait agir d’autorité pour rendre les élections inclusives, il ouvrirait à ses successeurs la voie à l’arbitraire le plus fantaisiste. Soit. On aimerait tant ne pas voir dans cet argument un prétexte commode et passablement habile. Mais rien n’est moins aisé.
Car ne voit-il pas que la situation d’une élection à parti unique, générée par l’application arbitraire de lois électorales toutes aussi arbitraires, constitue un précédent encore plus fantaisiste ? Pense-t-il que sa bonne volonté éthique et sa prévoyance constitutionnelle d’une rigidité douteuse y changeront quelque chose ?
Adenifuja Bolaji
