
Il l’avait instrumentalisé sans états d’âme en se mettant au service des intérêts néocoloniaux de la France pour assouvir ses ambitions personnelles. Maintenant, le vin étant tiré et bu, l’ivresse atteinte et éteinte, Ouattara instrumentalise le même Soro pour se faire bonne conscience, retrouver de la valeur sur le marché éthique de l’histoire, où il ne valait plus rien, et croit pouvoir rebondir, alors que lui et son compère Compaoré y sont devenus pour toujours des denrées abjectes, vomies par la conscience universelle de l’Afrique.
Anicet Bouabré
