
Au Bénin, en matière de corruption, nous avons rompu avec la pusillanimité et le style artisanal d’antan dans le vol du denier public. De l’aveu de l’un des grands connaisseurs en matière d’argent public volé, du temps de Yayi Boni, nous étions passés de la cuillère à café à la louche. De nos jours, pour rester dans ce registre métaphorique de la préhension outillée, on peut dire que nous sommes passés sans crier gare à la pelle. Visiblement, comme le démontre la quasi totalité de ses décisions, gestes et actes, le régime de Talon est venu pour faire main basse sur les biens publics.
Dixit Aminou Balogun
