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Au Bénin, nous sommes vraiment un pays sous-développé, dans sa variété coloniale tropicale puérile. Quand nous voulons construire un vulgaire stade de foot, nous faisons appel à la Chine sous prétexte que nous n’aurions pas les moyens, que nous serions pauvres, etc..
Sous le même prétexte, quand nous voulons construire le pont qui donne accès à nos capitales nous faisons appel à l’Allemagne ou aux Blancs en général que nous appelons nos « Partenaires Économiques et Financiers ( PTF) »
Le cas échéant, ils nous donnent l’argent et au passage l’expertise technique. Donner est en l’occurrence un bien grand mot, mais cela est une autre histoire. Pour l’expertise, tout au moins en ces domaines, depuis le temps que nous nous enorgueillissons d’être le quartier latin de l’Afrique, il serait étonnant que nous ne l’eussions point.
Mais quant à l’argent, il n’y a pas de doute, nous l’avons. Que ce soit pour le stade, l’hôpital ou le pont, des sommes multiples de celles que nécessite leur construction sont au fil des mois et des ans détournées par une venimeuse engeance de malins, ceux qui prétendent nous gouverner – les hommes politiques, les cadres et leurs alliés de l’ombre, les hommes d’affaires.
Donc, pendant que cette tourbe infecte de voleurs puissants ou bien placés détournent dans leurs comptes offshore l’argent commun susceptible de servir à la construction de nos hôpitaux, stades, routes, ponts, etc, nous allons contracter des prêts qui hypothèqueront l’avenir des futurs générations, ou bien mendier comme des gamins auprès des adultes, — les Blancs, les Chinois, etc….
Le drame est que ce travers n’a rien de typiquement national ; c’est la chose la mieux partagée en Afrique ; le trait vicieux qui définit notre identité de sous-développé.
Aminou Balogun

Bonjour,
Ainsi va la politique,la politique politicienne, sous nos cieux. C’est triste que cette politique perdure, perdurera aussi longtemps que possible, tant que le choix de nos dirigeants le sera par un simulacre de démocratie manipulée.
Bonjour cher ami !
Vous avez raison ; mais ce vice n’est pas une fatalité. Il faut des hommes nouveaux, une jeunesse saine pour un sursaut décisif.