Dangnivɔ : A la Recherche d’un Sauf Conduit Juridique

blog1

aka2_thumb.pngÇa y est ! Par la rapidité éclair de sa décision, la Cour Constitutionnelle a presque dirait-on ordonné la poursuite du procès Dangnivɔ. Quand la Cour-reptile Holo (hier Dossou) fait excès de diligence c’est que le pouvoir pour lequel elle roule y a intérêt. En l’occurrence ici, il s’agit de conduire le procès à son terme, d’opérer un passage en force pour faire passer à temps la machination du transfert de culpabilité du meurtre de Dangnivɔ à un binôme de vulgaires voleurs de motos. Pour le reste, on se moque des détails. Il s’agit d’un passage en force consistant, sur le modèle du holdup électoral, à faire passer une pure fiction dans le domaine du réel. Dire que l’assassin de Dangnivɔ est le duo Alɔfa & Cie. Et peu importent les dénégations des malheureux gagnants de ce sinistre loto, la tangibilité du corps du délit. Un jugement dans cette affaire doit être prononcé avant un certain temps. Celui qui a besoin de ce sauf-conduit juridique a-t-il tant de choses à se reprocher ? Et que craint-il qu’il arrivât au-delà tu temps limite ? Pourquoi tout à coup le pouvoir se fait du souci pour le devoir de justice alors que tant de crimes plus constitués sont en souffrance de jugement ?
A l’instar du jugement loufoque prononcé dans l’affaire de l’assassinat du Juge Cɔovi où un pauvre exécutant a été préféré aux commanditaires puissants, ici et bientôt des comparses qui au demeurant clament leur innocence, seront désignés et jugés coupables d’un meurtre dont personne n’a pris la peine d’attester de l’authenticité de la preuve suprême que constitue le cadavre.
Ainsi, justice aura été faite sous Yayi ; mais pour qui ?

Dr Aboki Cosme

copyright5_thumb.png