L’homme d’affaire au physique de Hitchcock et au tempérament de Churchill n’a pas sa langue dans sa poche. Stigmatisant l’esprit du mal qui sévit au Bénin, dénonçant l’irresponsabilité chronique des hommes politiques et le dogme de l’impunité, il revient à la charge contre Patrice Talon. Il expose en grandes lignes et en moins grandes l’acharnement imbécile des pouvoirs contre lui. Avec l’accent de vérité de celui qui, par son expérience de victime, a acquis la sagesse et le sens de justice, il bouillonne d’une envie mixte d’en découdre avec le mal identifié à ses spoliateurs, et de prêcher le bien auquel il s’identifie. Sur ce sujet, il semble inconciliable et très remonté ; ses arguments bien que méritant débat — un débat qu’il appelle lui-même de tous ses vœux — ne manquent pas de cohérence : écoutez plutôt

