| A la suite, il y a eu un soulèvement populaire avec des slogans hostiles au régime en place. Le calme est revenu après l’intervention de la police qui a usé de gaz lacrymogènes, lesquels ont causé des dégâts, écrit la Nation. Dame Juliette ANATO dans son salon a subi les effets de gaz lacrymogène dont l’un s’est écrasé sur son toit et y a laissé une large ouverture.
Le fait de tirer et le nombre de balles tirées sur le Zémidjan (pour une dispute) indiquent la volonté manifeste de tuer un être humain chez le soldat qui a agi et la barbarie de ce meurtrier. Cela repose le problème de la facilité avec laquelle les hommes en arme dégainent et tirent sur la personne humaine dans notre pays en violation de toutes normes constitutionnelles et universelles. Cela repose en même temps le problème du silence de la justice et de la protection des patrons face à ces forfaits sur la vie humaine. C’est inacceptable et c’est ce qui justifie que les populations se soulèvent dans une réaction légitime d’humanisme pour la préservation de la vie humaine avant tout. La population a raison de se soulever avec encore plus d’énergie pour que de telles exécutions extra-judicaires ne se reproduisent plus dans notre pays et que les auteurs et commanditaires soient châtiés à la mesure de leurs forfaits.
Le nouveau parlement est d’emblée interpelé au même titre que le gouvernement, la justice et les hautes autorités militaires (armée, police, gendarmerie, douane, eau et forêt, sapeur-pompier) pour que cesse les exécutions extrajudiciaires dans notre pays.
Car, ce qui a mu les populations, c’est bien le ressentiment répété relatif aux tirs à balles réelles sans sanctions sur des citoyens inermes comme il en a été souvent le cas sur les étudiants (Calavi et Parakou), sur les élèves (cas récent de Axel Mitchodjèhoun), sur les vendeurs de kpayo à Cotonou, Porto-Novo et ailleurs, sur un détenu à Abomey, etc. Trop c’est trop donc et les populations disent ça suffit, arrêtez le meurtre !
L’ODHP réitère ici son appel au Gouvernement, aux Autorités judiciaires, à l’Assemblée nationale à faire respecter les droits humains et des peuples notamment ceux du respect de la personne pour que cessent les exécutions extrajudiciaires dans notre pays. Les auteurs du meurtre du 21 mai doivent être jugés.
Cotonou, le 22 mai 2015
Le Bureau Exécutif de l’ODHP
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ORGANISATION POUR LA DEFENSE DES DROITS
DE L’HOMME ET DES PEUPLES (ODHP)
2005 / 0061 / DEP – ATL -LITT / SG / SAG – Assoc-JORB N°4 du 15 février 2005
08 BP 1114 Cotonou (Rép. du Bénin)
Tél : (229) 97 68 49 31 / 97 88 84 18 / 97 26 36 20
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