Ghana : 100.000 Foyers Ruraux Branchés à l’Énergie Solaire : Et moi et moi, et moi !

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Un projet a été lancé à Accra au Ghana, afin de fournir à un prix abordable, et sans abonnement de l’énergie solaire à 100.000 foyers ruraux hors réseau dans les deux prochaines années.
Le projet fait partie des efforts du gouvernement ghanéen visant à apporter une énergie fiable et renouvelable, en particulier, aux zones rurales. Le projet se concentrera donc sur les régions productrices de cacao.
Il a été initié par une société étrangère, Azuri Technologies, en partenariat avec Oasis African Ressource Company, une entreprise ghanéenne, avec le soutien du Ministère de l’Alimentation.
Les bénéficiaires recevront le produit phare d’Azuri, le Quad, qui comprend quatre lampes à LED de haute qualité, un chargeur de téléphone mobile et une radio / lecteur MP3.
Ils seront distribués en association avec des organisations des femmes et les coopératives agricoles.
L’initiative devrait économiser au Ghana environ 200 mégawatts d’électricité par jour. Selon le vice-ministre de l’Énergie, M. John Jinapor, le pays explorera d’autres avenues pour établir le solaire comme source d’énergie importante et fiable pour les micro-entreprises dans les communautés rurales et urbaines.
Pour sa part, le Président Directeur General de Azuri Technologies, M. Simon Bransfield-Garth, a dit que sa compagnie était ravie d’aider à apporter une haute qualité d’énergie solaire domestique à la communauté rurale du Ghana.

Pour ma part, en tant qu’intellectuel africain, je pense que le Ghana fait des efforts dans le domaine de la technologie renouvelable, notamment en matière d’énergie. Mais dans ce domaine comme dans d’autres, l’Afrique ne doit pas se contenter d’être le dumping-ground de la technologie étrangère. Nos états doivent exiger dans les contrats qu’ils passent avec les sociétés étrangères, un plan et un chronogramme d’appropriation technologique, qui nous permette à terme d’être technologiquement autonomes et créateurs. Nous ne devons pas encourager la division du travail qui fait des autres des fournisseurs naturels de technologie et de nous des vendeurs de matières premières. Au contraire, nous devons exiger notre part de créativité et d’autonomie technologique. C’est ainsi que les pays asiatiques ont procédé et continuent de procéder pour progressivement devenir des pays autonomes technologiquement voire susceptibles de proposer leurs produits et leurs technologies sur le marché mondial. Il faut rompre avec le cercle vicieux de la passivité/dépendance technologique éternelle de l’Afrique qui est le rêve des sociétés étrangères en général, et des Occidentaux en particulier, qui sont heureux de trouver en nous des animaux consommateurs sans ambitions créatives.

Asare Bediako

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