Maître Joseph Jogbénu : sa Lettre et son Mandat-lettre

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Lettre à mon compatriote
Cotonou, le 11 avril 2015
A toi,
Citoyenne, Citoyen Résident à Cotonou, 16ème circonscription électorale
Cher compatriote,
Avec l’honorable Candide AZANAÏ, et Orden ALLADATIN, je suis candidat à l’élection des députés à l’Assemblée nationale à Cotonou, dans la 16ème circonscription sur la liste de l’alliance Union fait la Nation (UN).
Cette candidature est l’exigence ressentie de la situation économique catastrophique, de la situation poli- tique exécrable, et de la situation sociale inadmissible dans lesquelles le Gouvernement de M. Boni YAYI et son régime constitué autour des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) nous ont conduit depuis près de dix (10) ans.
Nul ne peut, en effet, rester insensible aux drames installés dans les familles par l’affaire dite ICC Services.

Nul ne peut rester indifférent à toutes les discriminations suscitées et entretenues par ce régime, à l’égard de toutes les couches sociales, régionales et ethniques.
Nul ne doit oublier les fraudes et les chantages à l’occasion du recrutement du personnel de la Fonction publique ; les fraudes et les chantages à l’occasion de l’attribution des marchés publics ainsi qu’à l’occasion de la promotion des agents civils et militaires de l’Etat.
Nul ne doit oublier la corruption massive dont l’illustration parfaite et tout aussi grotesque constitue la construction des immeubles dits CEN-SAD et le siège inachevé de l’Assemblée nationale.
Nul ne peut rester insensible à la disparition de DANGNIVO dans cette ville de Cotonou.
Nul ne peut ignorer tant et tant de mensonges, de mépris, d’insincérité de la part d’un régime qui détruit tout.
Nul n’oubliera surtout que lors de leur congrès, les FCBE ont décidé de conquérir massivement l’Assemblée Nationale, y réviser prioritairement la Constitution et gouverner pendant plus d’un siècle.
Or, Cher compatriote, nombreux sont tes parents, enfants, y compris éventuellement toi-même, à avoir marché les 29 octobre 2014, 10 et 11 décembre 2014 à Cotonou et à Porto-Novo pour refuser la modification de la Constitution par ce régime et exiger l’organisation des élections.
Nombreux sont ceux qui subissent il- légitimement un chômage à cause du harcèlement incongru des forces économiques nationales et la fermeture consécutive de leur entreprise.
Interpelés par ces craintes, plaintes et complaintes, nous sommes candidats pour refuser, mieux que par le passé, que notre pays régresse davantage.
Interpelés par tant de frustrations, de fractures sociales, de pauvreté et de misère, nous sommes candidats pour constituer, par ton suffrage, une assemblée de qualité.
Interpelés par ton refus constant de la révision de la Constitution, nous sommes candidats pour résister et empêcher l’instauration d’une monarchie familiale.
Mais nous ne le pouvons que si tu refuses de te prêter à l’achat de ton vote.
Nous ne le pourrons que si tu décides de voter et de faire voter la liste UN à Cotonou 16ème circonscription électorale.
N’hésite pas à choisir entre Marcel DE SOUZA le beau-frère et Candide AZANAÏ, le député qui a pris tant de risque pour toi.
N’hésite pas à choisir entre Chabi YAYI, le fils du président et le Prof. Joseph DJOGBENOU qui a tant combattu l’injustice et incarné la résistance à la dictature
Toute erreur sera fatale pour chacun et pour tous.
Le 26 avril 2015 n’est pas différent du 11 décembre 2014 : il faut marcher et protester. Hier c’était dans la rue, demain ce sera dans les urnes.
Le bulletin de vote est une arme de résistance, de protestation, de construction. Ne l’oublie pas.
Toute erreur sera fatale. Nous comptons sur toi.
Avec l’assurance de nos sentiments fraternels et républicains.

Joseph Fifamin Djogbénou, candidat UN de Cotonou à l’Assemblée nationale

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