Le Régionalisme de Yayi : un Moteur à deux Temps.

Mon Idéo, Va, Court, Vole et Tombe

Pèlerin du Diable

ideogDans un premier temps on lave le cerveau, on fait pression, on appâte des personnes bien placées, leur faisant savoir que lorsqu’on est Yoruba ou Nago (sans même parler des ethnies du Nord pour lesquelles la chose est entendue) eh bien, c’est une hérésie que d’habiter la même maison politique que des Goun ou des Fon.
Et, dans un deuxième temps, prenant son bâton de pèlerin du diable, on va un peu partout dans les grands fiefs des Aja, Goun et Fon, et on débauche des prostitués ethniques, à qui on chante moyennant finance la berceuse de la trahison ; ou on trouve prêts à servir des traîtres nés qui pour le bien-être personnel n’hésitent pas à vendre leurs propres mères.
En combinant ces deux temps de la manœuvre régionaliste, Yayi Boni est parvenu à diviser ce qui était –comme les Fon, les Goun et les

 

Yoruba– tant bien que mal uni depuis des siècles ; il a exacerbé les égoïsmes individuels, a acheté la collaboration éhontée de serviles ludions sans foi ni loi et est parvenu à tenir un pouvoir au départ usurpé, en ayant le sentiment de bien faire de la politique.
Mais, en dehors du bon plaisir et des crimes de corruption que l’on commet en toute impunité, de combien d’empans a-t-on fait avancer le Bénin ? Sans parler même de faire avancer un continent dont l’un des plus grands Africains, Kwame Nkrumah, disait qu’il devait s’unir ?

Eloi Goutchili

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