Kwame Nkrumah et les Femmes (2)

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À l’exception d’une expérience inoubliable, le voyage fut sans incident. J’avais fait la connaissance d’un voyageur indien. Lorsque le bateau arriva aux îles Canaries, celui-ci m’invita à descendre avec lui, jeter un coup d’oeil sur Las Palmas, capitale des îles. J’acceptai volontiers, et tous deux nous partîmes pour la ville. Ignorant tout de la vie en dehors de mon pays natal, il le suivit sans arrière-pensée, dans un bâtiment qui ressemblait à un hôtel.

Nous nous installâmes devant une table. Je ne désirais rien qu’un verre d’eau–c’était ma seule boisson–mais vos camarades paient absolument à commander de la bière, à une vieille femme qui se déplaçait dans les ombres. On apporta la bière, et tout de suite de vie espagnole en négligeait surgirent. Je fixais mes regards sur les pieds de la table, espérant vivement qu’elles ne tarderaient pas à acheter leur besogne, et à s’en aller vite comme elles étaient venues. Mais, chose horrible et embarrassante, l’une d’elle

 

s’approcha de moi, s’installa sur mes genoux, et se mit à me caresser les cheveux et à m’envelopper de ses bras. Je n’avais vu les femmes blanches qu’à distance. Voir donc l’une d’elles approché de moi de cyprès, et d’une façon si inquiétante, voilà ce qui me fit perdre complètement les nerfs. Je poussai un cri, bleu et, je tends femme est bien par terre, et me sauver pour regagner le paquebot aussi vite que je pouvais, sur mes jambes branlantes. Mon ami indien trouva cela si amusant, qui ne cessa d’en rire pendant tout le reste du voyage…

in  Autobiographie, Kwame Nkrumah,.

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