384 Enfants-esclaves Sauvés des Carrières d’Abeokuta au Nigeria !

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La Secrétaire exécutive de l'Agence nigériane pour l'interdiction de la traite des personnes et autres questions connexes (NAPTIP) Mme Beatrice Jedy – Agba, a exprimé sa préoccupation que le Nigeria et la République du Bénin demeurent des sources ainsi que des points de transit et de destination pour les personnes victimes de la traite. Un total de 384 enfants, selon elle, ont été sauvés du travail à Abeokuta, la capitale de l'État d'Ogun.
Jedy – Agba a ajouté que depuis 2007, un total de 5919 enfants victimes de traite ont été sauvés et réhabilités et reçoivent maintenant une éducation formelle ainsi qu’une formation professionnelle à Zakpota au Bénin alors que 60 autres ont été inscrits dans des écoles d’Abeokuta.
Le Secrétaire exécutif de la NAPTIP (Nigeria) qui a parlé hier pendant la signature d'un communiqué au 9ème comité technique mixte Nigeria / Bénin sur la traite des personnes, a déclaré que les enfants touchés ont tous été découverts dans des carrières situées à Abeokuta.
Les enfants, a-t-elle ajouté, ont été conduits par la suite à Zakpota en République du Bénin pour leur prise en charge dans la mesure où ils étaient tous des Béninois alors que leurs parents qui les avaient cédés ont été obligés de chercher d'autres moyens de subsistance au lieu d'utiliser leurs enfants comme source de revenus.

« Les 384 enfants ont été retirés d’Abeokuta et conduits à Zakpota, a dit Mme Béatrice Jedy – Agba. Ce programme comporte trois volets que sont : la réhabilitation, le rapatriement et la réinsertion. Parfois, quand nous allons au Bénin, on trouve des enfants nigérians impliquées dans le travail des enfants. Même les parents de ces enfants sont pris en charge pour trouver des moyens alternatifs de subsistance au lieu de chercher à utiliser leurs enfants comme sources de revenus.

  « Ceux qui font la traite des enfants à partir de la République du Bénin vers le Nigeria sont souvent eux-mêmes des Béninois. Aussi, quand ils sont capturés, nous les remettons aux autorités Béninoises en vue de poursuites. En tant que tel, nous ne disposons pas de statistiques à portée de main pour le nombre de ces arrestations faites », a-t-elle dit.
Dans le communiqué qui a été également signé par la partie béninoise, M. Emile Ekpinse (Vice – Secrétaire général, Ministère de la Famille, des Affaires sociales, de la solidarité nationale, des handicapés et personnes âgées, du Bénin), les deux pays se sont engagés à partager les informations et renseignements susceptibles de permettre d'arrêter et de poursuivre les trafiquants d'êtres humains.
Les deux parties ont souligné la nécessité de renforcer les activités de groupes de surveillance dans les communautés frontalières comme Seme, Owode, Idiroko, Igolo, Ilara, Alagbe en les dotant d’outils de base.

Binason Avèkes

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