
Au nord du Bénin, chez les Bariba (Baatonu), le vêtement n’est jamais un simple accessoire. Il est langage, identité et mémoire. Parmi les symboles vestimentaires les plus marquants de cette culture figure le tako, un tissu traditionnel chargé d’histoire et de sens.
Un héritage artisanal précieux
Le tako est un tissu traditionnellement tissé à la main, fruit d’un savoir-faire ancestral transmis de génération en génération. Chaque pièce est unique, révélant le talent des artisans bariba et leur lien étroit avec la nature et la tradition. Les motifs et les couleurs ne sont jamais choisis au hasard : ils traduisent des valeurs, des statuts sociaux ou des moments importants de la vie.
Un tissu au cœur des grandes cérémonies
Le tako est principalement porté lors des événements majeurs de la communauté : mariages, fêtes traditionnelles, cérémonies royales ou rites culturels.
- Chez les hommes, il est souvent transformé en tuniques ou en boubous amples, parfois accompagnés de bonnets traditionnels.
- Chez les femmes, le tako se porte en pagne, en robe ou revisité dans des coupes modernes, mêlant élégance et tradition.
Une identité qui traverse le temps
Porter le tako, c’est affirmer son appartenance à la culture bariba. C’est aussi honorer les ancêtres et préserver une identité face à la modernité. Aujourd’hui, de nombreux stylistes béninois redonnent vie à ce tissu en l’intégrant dans des créations contemporaines, permettant au tako de séduire une nouvelle génération.
Le tako, entre tradition et modernité
Grâce à ces réinterprétations, le tako quitte le cadre strictement cérémoniel pour s’inviter dans la mode urbaine et les événements culturels. Il devient ainsi un pont entre héritage culturel et expression moderne, sans perdre son âme.
Pourquoi valoriser le tako ?
Mettre en lumière le tako, c’est participer à la préservation du patrimoine culturel béninois et soutenir l’artisanat local. C’est aussi rappeler que la mode africaine puise sa force dans ses racines.
Le tako n’est pas seulement un tissu : c’est une histoire que l’on porte.

Arouna Babio
