L’Amérique et la Figure du Monde

Ce qui est curieux dans l’attitude géopolitique américaine depuis un bon bout de temps, c’est sa propension à déceler quelque chose de grave quelque part. Quelque chose d’inhumain, quelque chose d’antidémocratique, quelque chose de menaçant pour les libertés du monde libre, sinon du monde entier. Quelque chose qu’il faut enrayer et pour lequel ils se lèvent, et bravement se mettent sur pied de guerre. 

Ça a été le cas de l’Irak avec Saddam Hussein. 

Ça a été le cas de l’Afghanistan avec le mollah Omar et les Talibans. 

Ça a été le cas de la Serbie avec Slobodan Milosevic. 

Ça a été le cas de la Libye avec le colonel Kadhafi. 

Ça a été le cas de la Syrie avec Bachar el-Assad. 

Et maintenant c’est le cas de la Russie avec Poutine. 

Et à chaque fois, c’est la lutte du camp du bien contre le camp du mal. Mais au vu des dégâts qu’ils ont laissés derrière eux à chaque fois, au vu du désastre qu’ont constitué leurs aventures, le mensonge de leur manège géopolitique est devenu gros comme le nez au milieu de la figure du monde.

Alan Basilegpo

2 commentaires

  1. But surely it is wrong to put Slobodan Milosevic and Serbia on that list. NATO bombed Serbian city to deter Milosevic from doing furrher damage in Kosovo and bombing was swift. There has never been a war to that effect in Serbia.

  2. Yes, I may agree that the serbian case has its specificities. On top of the one you cite, like the fact that « Bombing was swift », we must add that it was « carpet bombing », and Nato was not authorized by UN…

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