Le Choix de Lee Kuan Yew, le Type d’Homme qui manque à l’Afrique

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 » J’avais le choix entre deux chemins à suivre :

Le premier : – Voler l’argent de l’État , enrichir mes amis et mes parents , appauvrir mon pays , et en conséquence mettre mon peuple dans la misère .

Le deuxième : – Servir mon peuple et faire rentrer mon pays dans le rang des 10 meilleurs nations du monde .
J’avais choisi le deuxième . »

– Feu Lee Kuan Yew, ancien premier ministre de Singapour

Lee Kuan Yew (chinois : 李光耀, Pinyin : Lǐ Guāngyào, né le 16 septembre 1923 et mort le 23 mars 2015, également écrit Lee Kwan-Yew) est un homme d’État singapourien, premier Premier ministre de la République de Singapour de 1959 à 1990.

Cofondateur et premier secrétaire général du Parti d’action populaire (PAP), il supervise la séparation de Singapour de la Malaisie en 1965 et les transformations qui en découlent. En dirigeant le pays de façon autoritaire, il transforme Singapour d’un petit avant-poste colonial sous-développé et sans ressources naturelles en un pays avec une des économies les plus florissantes de toute la planète.

Démissionnaire après 31 ans passés à la tête du gouvernement, il reste jusqu’à sa mort l’une des personnalités politiques les plus influentes de Singapour et d’Asie. Son fils, Lee Hsien Loong, est Premier ministre du pays depuis 2004.


Il n’est pas donné à n’importe qui d’être un Grand Homme (haute valeur morale). Ce n’est ni affaire de discours ni de mensonges! A la mort de ce monsieur en 2015, les gens faisaient 8 heures d’attente dans des files interminables et parcouraient plusieurs kilomètres pour lui rendre hommage. Son corps était exposé H-24 et pour faciliter les choses, il était sur écran à d’autres endroits de la capitale où il y avait les mêmes files d’attente. Le long des parcours, les autorités ont mis à la disposition de leurs populations tout ce qu’il fallait pour leur faciliter l’exercice (information en temps réel des délais d’attente, conseils, nourriture gratuite, eau gratuite, toilettes mobiles gratuites, services d’aide et de secours). Quand on a la chance de travailler avec les Singapouriens, on remarquera tout de suite la différence. Le progrès exige du travail et l’intégrité morale des dirigeants d’abord et la population va s’en inspirer.

Combien parmi les milliardaires plus ou moins parvenus qui sont à la tête de nos États ou aspirent à l’être ont à cœur de faire le même choix ? Malheureusement ce nombre est voisin de zéro ; et l’éthique en est aux antipodes : non seulement ils ne font pas le même choix, mais de la Côte d’Ivoire au Sénégal en passant par le Congo, avec la bénédiction des Occidentaux, ils s’en donnent à cœur joie de violer ce qui tient lieu de constitution à leur pays pour s’éterniser au pouvoir, amasser beaucoup d’argent, aider les Blancs, l’Occident et maintenant les Chinois ou les Indiens à piller ou continuer de piller l’Afrique. Pendant ce temps, leur propre continent croupit dans la misère et sa jeunesse désespérée et déboussolée, sans une éducation profonde, dépourvue de tout sens d’identité, n’aspire qu’au mimétisme, à la perdition, à la prostitution, et au rêve d’invasion des pays riches, érigé en idéal existentiel et en destin… A quand les Lee Kuan Yew Africains ?

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