Danhomè : La Raison du plus Fort

Dadah Gbêhanzin sur le bateau vers l’exil, entouré de ses épouses et ses enfants ; Ouanilo, le garçon et ses trois soeurs : Agbokpannou, Kpotassi et Mèkougnon…Les regards sont graves, mais pas accablés. A l’arrière-plan, on aperçoit des soldats français coiffés du casque colonial ; à gauche, des cordages rappellent que l’on se trouve sur un navire.

Fiers et résignés, les ministres de Béhanzin dont Adandéjean, son proche conseiller, posent sur le pont de la Mésange dans la dignité..

Les guerriers et Amazones du Danhomè attaquent le campement français au petit matin. Combats acharnés où le commandant français Faurax sera tué. Mais comme toujours les Français bénéficieront de la supériorité technique des armes

Assaut final des Français, qui grâce à la supériorité de leurs armes et outils techniques viennent à bout de l’intrépidité des guerriers du Danhomè. La question de la supériorité technique des Blancs qui seule a décidé de l’issue de la guerre, a hanté longtemps Béhanzin, qui n’aura de cesse de la transmettre à son fils Ouanilo…Car les Français qui n’étaient pas plus courageux que les nôtres et dont la cause en l’occurrence était loin d’être juste, ont quand même gagné la guerre…

Une entrée des Français dans Abomey, qui va officiellement sonner le pillage des biens matériels et culturels du Danhomè dont les milliers d’objets recensés dans les musées occidentaux ne sont qu’une partie…

ibinimori

Blaise APLOGAN auteur de « Le Journal du Prince Ouanilo, » Édition l’Harmattan, Paris, 2012

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