Mobilisation sociale pour une sexualité responsable des jeunes: Croisade contre les grossesses précoces en milieu éducatif
Une campagne de mobilisation sociale autour des questions de sexualité des jeunes a démarré jeudi 18 août à Parakou. Pendant deux jours, jeunes et adultes réfléchissent sur les causes, les conséquences ainsi que les décisions à prendre pour enrayer le fléau des grossesses précoces.
La problématique de la sexualité des jeunes et des grossesses précoces et non désirées en milieu scolaire et dans les centres d’apprentissage est au cœur d’une campagne de mobilisation sociale qui se déroule les jeudi 18 et vendredi 19 août au lycée Mathieu Bouké de Parakou. C’est une initiative de l’Association pour l’éducation, la sexualité et la santé en Afrique (Apessa) en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et l’Association béninoise pour la promotion de la famille (ABPF). Il est question non seulement de tirer la sonnette d’alarme sur ce phénomène qui freine l’épanouissement de la jeunesse et l’éclosion sociale, mais aussi et surtout de susciter un sursaut collectif en vue d’une prise de conscience et de changement de comportements en matière de santé sexuelle reproductive et d’une prise de position des décideurs politiques et des acteurs du monde scolaire. Elèves, apprentis, parents d’enfants, éducateurs sociaux et autorités religieuses et politico-administratives, partagent les informations sur les causes et les conséquences liées aux grossesses précoces sur la jeunesse, la famille et la société ainsi que les offres de services de planification familiale et de conseils aux jeunes.
L’accent est mis sur la formation et l’appui-conseil à la santé sexuelle des adolescents et des jeunes, la nécessité du dialogue parent-enfant, la constitution de relais opérationnels en vue de la conscientisation dans les communautés. En fait, très peu de jeunes reçoivent une préparation adéquate pour leur vie sexuelle et cela fait qu’ils sont potentiellement vulnérables aux abus, aux grossesses non désirées et aux infections sexuellement transmissibles y compris le VIH/Sida, signale Philippe Orékan, représentant de la présidente de l’Apessa-Bénin.
Effets d’une sexualité non contrôlée
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