Le baromètre THE (Times Higher Education) de l’année universitaire 2015-2016 consacré aux 800 meilleures universités du monde est publié. Là-dedans, comme de coutume, les Etats-Unis et le Royaume-Unis se taillent la part du lion. L’Asie et Europe viennent en position moyenne, tandis que l’Afrique fait piètre figure. 7 pays africains sont retenus dans la liste. L’Afrique du Sud est dans le peloton de tête des Universités africaines avec 6 universités, dont la première, l’Université de Cape Town figure à la 120ème place du palmarès. Ensuite vient l’Ouganda à la 401ème place ex-æquo sur 100 avec l’université de Makere. Viennent ensuite le Nigeria, avec l’Université d’Ibadan à la 601ème place ex-æquo qu’il partage avec 200 autres pays dont, en Afrique, le Kenya, l’Egypte (3 universités) et le Maroc.
Le palmarès africain est résumé dans le tableau ci-dessous :
| Pays | Université | Rang |
| Afrique du Sud | University of Cape Town | 120e |
| University of Witwatersrand | 201e-(250) | |
| Stellenbosh University | 301e-(350) | |
| University of Kwazulu-Natal | 401e- (500) | |
| University of Pretoria | 501e-(600) | |
| University of South-Africa | 601e-(800) | |
| Ouganda | Makere University | 401e- (500) |
| Nigeria | University of Ibadan | 601e-(800) |
| Kenya | University of Nairobi | 601e-(800) |
| Egypte | Alexandria University | 601e-(800) |
| Cairo University | 601e-(800) | |
| Suez Canal University | 601e-(800) | |
| Maroc | University of Marrakech Cadi Ayyad | 601e-(800) |
Comme on le voit, aucun pays francophone ne figure dans le palmarès. La France elle-même y est malmenée. Autant dire que selon le baromètre les 800 premières universités du monde ne sont pas africains francophones ; donc l’université de Calavi, la meilleure du Bénin est inconnue au bataillon. En effet, comment saurait-il en être autrement lorsque son actuel recteur, à l’instar du chef de l’Etat, sous prétexte de colloque ou de rencontres savantes ne rate aucune occasion de faire le globe-trotter au lieu de s’occuper de la vie de son institution. A l’heure où, une épidémie de prolifération d’universités fait fureur au Bénin, et où sans en avoir les moyens, des personnes privées pour des raisons de fantaisie ou le gouvernement pour des raisons de politiques régionalistes, rivalisent d’ardeur dans la création d’universités , il est bon de savoir que si l’abondance du bien ne nuit pas, en matière de savoir, elle peut constituer un impedimenta pour la qualité.
Gbetey Béatrice
