Zinsou ou Sagbo : Comprendre et Combattre le Parachutage d’un Étranger politique

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Après une longue attente et moult suspense, M. Yayi Boni a formé son nouveau gouvernement. On ne sait pourquoi, ce gouvernement est chapeauté par un premier ministre assisté d’un vice-premier ministre alors que la constitution ne prévoit pas ces postes. Pire, M. Yayi Boni importe dans le gouvernement un homme qui n’est pas connu dans le paysage politique national et qui est nommé d’autorité à sa tête. En effet, M. Lionel Zinsou, un Franco-béninois vivant en France, n’appartient à aucun parti politique du pays, il n’a jamais occupé de poste politique ni de mandat électif, et se voit du jour au lendemain bombardé à la tête du gouvernement.
Ce choix de M. Yayi Boni est en conformité avec son penchant xénophile qui confine à l’apatridie et au sentiment que le bien, l’efficace ne vient que de l’extérieur, ou pour le dire en termes négatifs, que tout ce qui est endogène est méprisable.
C’est avec cette mentalité dont seule la psychanalyse peut rendre raison que Yayi Boni, depuis 2006, a trahi les signes de sa détestation de ce qui est national, tandis qu’il a étalé au grand jour son culte de (et sa soumission à) l’étranger. Quand il est arrivé en 2006, il s’est présenté tour à tour et de façon insaisissable comme Nago puis comme nordique. Mais ces identités ont surtout servi de cheval de Troie à une caste d’opportunistes qui ont constitué son entourage. Bon nombre de ceux qu’il a présentés tout au long de son séjour présidentiel comme nordiques ou nago ne résistent pas à une mise en examen généalogique ; sur une très courte génération, celle-ci retrace leurs origines au-delà des frontières nationales, notamment dans la zone sahélienne de l’Afrique. Il ne s’agit certes pas de couper en quatre le cheveu originel de certains de nos compatriotes. La prédilection pour la zone sahélienne semble aller de pair avec l’aversion pour les Béninois du sud sur lesquels M. Yayi Boni a prononcé maintes fois des propos indignes d’un chef de l’État et des jugements historiques insanes. Mais en vérité, la prédilection pour les Sahéliens et la détestation des Côtiers ne sont qu’un avatar d’une mentalité portée à la fois à la haine du national–comme si Yayi Boni ne se sentait Béninois ni d’Adam ni d’Eve–et au dévolu jeté sur l’étranger lato sensu. La figure canonique de cet étranger est la France, pays colonisateur grâce à la subversion politique duquel le nago qu’il est, descendant d’une ethnie opprimée avant la période coloniale, peut devenir président de tous les Béninois. En cela, Yayi Boni est un fils politique de la France. Mais cette descendance historique qui n’est pas son apanage ne suffit pas à rendre raison de la xénophilie de Yayi Boni et de sa compulsion à l’apatridie. Par exemple, ne vient-il pas de déclarer son intention de faire inspecter les décisions de justice du Bénin par la France et (pour faire bonne mesure et cacher l’inspiration néocoloniale de cette intention) les Nations unies et les États-Unis ? Et pourquoi pas le Brésil ou le Vietnam ? est-on porté à lui demander. Tout cela montre bien le peu de dignité nationale qui étreint M. Yayi. C’est dans cet élan de mépris tenace de ce qui est national qu’au lieu d’encourager les hommes d’affaires nationaux seuls à même de créer la richesse, Yayi Boni a mis une hargne particulière à les faire fuir les uns après les autres en leur mettant le bâton dans les roues, en les frustrant ou en les humiliant, en les harcelant fiscalement ou en les menaçant politiquement ou physiquement. Cette haine des nationaux est illustrée par deux exemples phares parmi tant d’autres : Patrice Talon, et Doussou-Aworêt. La guerre féroce qu’il livre à M. Patrice Talon poussé à l’exil en même temps que ses affaires au Bénin sont démantelées les unes après les autres. Et la position de M. Yayi dans le projet ferroviaire de l’Epine Dorsale du Niger, initialement concédé à la société Pétrolin dirigée par le Béninois Dossou-Aworêt, et dont il a été arbitrairement dessaisi au profit du Français Bolloré.
Comme on le voit, sans états d’âme mais avec entêtement, Yayi Boni conjugue la haine du national avec la préférence de l’extérieur, du blanc dont la figure flatteuse pour lui est celle de la France. Outre l’aspect psychanalytique et historique évoqué plus haut, il y a aussi, prolongeant l’historique, la réalité néocolonialiste de la vie politique de nos États africains. Cette réalité veut malheureusement et dans la passivité ou la collaboration de la plupart des forces politiques nationales que nos dirigeants soient imposés de l’extérieur dans les cercles puissants qui, à Paris, à Londres ou à Washington, veillent aux intérêts léonins de l’Occident impérialiste et raciste. C’est ainsi que la haine du national et le désir de l’étranger qui étreignent Yayi Boni se conjuguent dans la soumission au système Françafrique. Cette conjonction diabolique réalise dans une soumission fiévreuse une belle synthèse politique. Et le fruit de cette synthèse justifie le parachutage de M. Lionel Zinsou, idéaltype de ce qui nourrit la passion xénophile et l’apatridie de M. Yayi Boni.
M. Lionel Zinsou est Franco-béninois. En tant que Français, il a roulé sa bosse dans les sphères politiques et financières de la gauche caviar en France. Il a été directeur de cabinet de M. Laurent Fabius. Mais la France n’étant pas les États-Unis, ses chances de se hisser au niveau d’un Obama ou même d’un sous-Obama sont très limitées dans le pays de Jean-Marie Le Pen. Qu’à cela ne tienne, M. Lionel Zinsou, au lieu d’être le borgne subalterne au pays des voyants a compris qu’il pouvait être roi au pays des aveugles. Il a donc très tôt cultivé sa double appartenance nationale. À la fois par réalisme et par passion. De par les actes qu’il a posés en ce sens, on doit à la justice de dire qu’il a assumé avec passion son origine béninoise, mieux que la moyenne de ses consorts. Tout le contraire d’un Peau-noire-masque-blanc, fier de ses origines, M. Lionel Zinsou a contribué mieux que beaucoup à en soutenir la culture par ses œuvres. Une active fondation dédiée à la culture et à l’éducation de la jeunesse porte son nom. De plus, en sa qualité d’économiste, il a souvent exprimé et soutenu des points de vue optimistes sur l’avenir de l’Afrique et ses capacités, attitude qui le classe parmi les volontaristes de l’espérance pour une émergence possible du continent.
Pour autant, il y a plus d’une ombre au tableau du parachutage de ce béninois atypique dans le système politique national. Et il est à craindre que son onction par M. Yayi Boni ne soit pas la voie royale pour convaincre de l’honnêteté de sa cause et de sa volonté. Le pont d’or dont il bénéficie en étant bombardé premier Ministre pour une première entrée dans le sérail politique est une chef d’œuvre de maladresse politique qui ne sert pas sa cause. La première question que l’on est en droit de poser est d’ordre logique : comment se fait-il que ce conseiller depuis 2006 régulièrement présenté comme un économiste chevronné, par ses conseils intelligents et judicieux, n’ait pas évité au Président de conduire le pays dans l’abîme économique où il se trouve aujourd’hui ? La deuxième question touche au degré de son investissement dans la vie politique du Bénin pour se voir ainsi propulsé au poste constitutionnellement imaginaire mais ô combien politique de premier ministre.

Avec l’arrivée impromptue à la tête du pays en 2006 de Yayi Boni jusque-là inconnu du milieu politique, le syndrome de l’oiseau rare et sa définition marquée par un double critère d’étrangeté à la fois au monde politique et au pays, ont conduit à poser la question de l’authenticité des aspirants aux postes politiques nationaux. Avec tout ce qui vient d’être dit sur Yayi Boni, sa xénophilie conjuguée avec son penchant antinational, la problématique de l’étranger en politique est plus que jamais d’actualité.

Ainsi, si on définit comme homme politique étranger, un homme qui n’a jamais fait partie des acteurs politiques nationaux, n’est pas capable de tenir un discours dans une langue nationale pendant 30 minutes devant des Béninois, ou un homme qui n’est pas resté dans le pays constamment pendant une période significative, alors le nouveau premier Ministre désigné par M. Yayi Boni  risque d’apparaître comme un étranger. Imagine-t-on un Béninois nommé Grimaud ou Aubain qui n’a jamais été ministre en France, n’y a jamais fait la politique se faire nommer Premier Ministre en France tout simplement sur la base de son patronyme  ? Eh bien mutatis mutandis, c’est ce que Yayi Boni vient de faire avec la nomination autoritaire de M Lionel Zinsou. Mais la décision, aussi consternante qu’elle puisse paraître du point de vue de la bienséance politique, ne trompe personne. Ce faisant, le Chef de l’Etat fait diversion et d’une pierre deux coups : il veut avoir l’air de prendre un nouveau départ après son avanie aux législatives, et en même temps être dans les bonnes grâces de ses maîtres français ; ceux-ci, on le sait, ont hélas suffisamment d’influence dans notre vie politique pour lui garantir une retraite politique paisible malgré la série de crimes qui lui pendent au cou. Dans le même temps, selon un syndrome compulsif qui le dépasse, Monsieur Yayi sacrifie au veau d’or du mythe du meilleur-qui-vient-d’ailleurs, faisant par-là un pied de nez aux Béninois du cru auxquels il oppose ostensiblement la nouvelle recrue, au moment même où sa propre expérience était censée leur dessiller les yeux.

Après sa déconvenue aux législatives, il fallait bien que Yayi Boni rebondisse. Pour ce faire, il n’a pas hésité à nous mettre au diapason de la France, la grande France ; amener dans l’intimité du débat politique national un citoyen de ce pays pour en faire le premier des ministres Béninois. Comme s’il y avait lieu de dramatiser la formation du nouveau gouvernement par la médiation politique d’un premier ministre, de faire un tapis rouge au venu de France pour saluer son entrée au gouvernement. Comme s’il n’y a pas de véritables hommes politiques assez compétents pour jouer le rôle, comme si la gloire et l’honneur ne doivent venir que de l’extérieur, comme si les Béninois se nourriront de gloriole exogène et d’eau fraîche. Comme si la xénophilie de M. Yayi primait tout, comme si sa haine instinctive du Béninois pur devait passer à la postérité. Monsieur Yayi, dans sa servilité néocoloniale nomme un étranger politique Premier Ministre avec la seule excuse qu’il s’appelle Zinsou ! Ce qui relève d’une double supercherie ; le poste de premier ministre n’est nulle part prévu par la constitution, et n’est venu à existence par le passé que dans le cadre d’un consensus politique clair, et non de façon fantaisiste ou autoritaire. Dans une opération qui a tout l’air d’une quête de dauphin, au lieu d’être mesuré et discret, Yayi Boni le jette en pleine figure du pays, fier de son geste qui se veut une affirmation sans détour de sa joyeuse collusion néocoloniale. Fils historique du colonisateur, Yayi Boni a élevé au rang d’esthétique la francisation de la vie politique béninoise, au point d’accepter de faire d’un Franco-Béninois qui n’a jamais été maire, député ou ministre le premier des ministres Béninois, un poste à prétention politique. Ce faisant il semble n’avoir tiré aucune leçon des raisons de son échec après bientôt dix ans à la tête du pays. Il n’a pas compris que le genre du banquier sans prise sur le réel, venu de l’étranger et prétendument versé dans la mondanité financière est l’exemple qui ne convient pas au Bénin, l’exemple même de ce qu’il ne faut plus amener à la tête du pays. Il ne semble pas comprendre non plus qu’il faut maintenant arrêter d’amener le président, mais laisser le peuple choisir le dirigeant qui lui ressemble en son sein en toute connaissance de cause, et selon les battements intime de son cœur. Malgré les leçons de liberté, de résistance et d’indépendance données par quelques grands leaders africains au prix de leur vie, dont Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Armical Cabral Nelson Mandela, Samory Touré, etc. mais aussi Béhanzin, Bio Guerra, et Kaba, malgré le sacrifice de ces grandes figures africaines et béninoises de la liberté et de la dignité, Yayi Boni ne sait pas qu’il ne faut plus accepter que ce soient les Blancs, les anciens colonisateurs qui continuent, presque 60 ans après nos soi-disant indépendances, de nommer nos chef d’Etat en fonction de leur intérêts et de leur fantaisie paternaliste. Yayi Boni ne sait pas non plus que pour que notre démocratie se consolide, pour qu’elle soit vivante, l’élection présidentielle doit être un moment d’expression de la volonté du peuple et non une mascarade pour cacher des choix autoritaires opérés depuis quelques officines néocoloniales de Paris, Londres ou d’ailleurs.

Aussi enfoncé dans son ignorance plus ou moins délibérée, à neuf mois des élections présidentielles, le messie failli veut se reproduire selon le schéma d’aliénation mystificateur qui définit sa propre nature. Avec toujours le même tropisme d’aliénation, il n’hésite pas à annoncer la couleur de l’étranger à la limite de l’étrange. Après avoir échoué à faire d’un Nordique atypique le deuxième personnage de l’État, voici que Yayi Boni n’hésite pas à parachuter au sommet de l’État un Béninois atypique et un étranger sous tout rapport au monde politique béninois.

Pourquoi Yayi Boni prend-il un plaisir à tourner le couteau dans la plaie du néocolonialisme ? Dans son combat épique contre Patrice Talon, lui faut-il absolument faire flèche de tout bois ? Pourquoi la vie politique béninoise doit-elle se focaliser autour de sa guerre avec Talon ? Car en adoubant Lionel Zinsou, M. Yayi Boni invite le côté français dans le débat politique national en même temps qu’il essaye de le prendre de court, l’invitant à faire la différence entre le faux Français et le Vrai Français, entre le Français au nom béninois et le Béninois au nom français. Pourquoi Yayi ne nous laisse-t-il pas faire la politique entre Béninois et dans l’intérêt supérieur du Bénin ? Pourquoi ne cherche-t-il pas à ménager notre intimité politique nationale ? Après avoir été lui-même le fruit amer d’une valorisation absurde de l’inconnu, de l’étranger ou du deux ex machina, voilà que Yayi Boni n’hésite pas à exaspérer jusqu’à la limite de la perversité le paradigme de sa nature.

Et pourtant par les mânes de nos ancêtres, le temps de la contamination politique exogène est révolu. Désormais, pour prétendre diriger les Béninois il faudra plus que s’appeler Zinsou ou Sagbo ! Le peuple Béninois aguerri exige l’avènement de dirigeants endogènes !

Adenifuja Bolaji

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3 commentaires

  1. Bravo pour cette excellente analyse. Par la nomination de Lionel Zinsou au poste de premier ministre, la France prend directement les commandes pour diriger le Bénin. Nous sommes à un tournant dans l’évolution politique du pays. Deux choses: 1) Soit le peuple réussit à résister pour déjouer le complot qui vient d’être ourdi contre lui soit s’en est fini pour un bout de temps le processus de démocratisation en cours. 2) Le cas le plus humiliant et le plus dangereux pour le pays est celui dans lequel Yayi partira du pouvoir sans rendre des comptes. Cette situation confortera dangereusement l’impunité inadmissible dont a bénéficié et continue de bénéficier l’autocrate Kérékou sous le couvert honteux de son immunité. Osons espérer qu’il existe suffisamment de patriotes dans le pays pour influer sur le cours des choses.

  2. Comparaison n’est pas raison. En tant qu’être humain doté de tous ses sens vous n’allez pas refuser au PR Yayi de ne pas assurer ses arrières après 2016!
    Qui parmi tous les sérieux prétendants pourrait lui offrir cette assurance ?
    Personne À Mes Yeux. On lui rendrait l’existence difficile dans ce Bénin juste après sa descente du pouvoir.
    L’objectif de placer K. KOMI au perchoir n’était nullement question de sa succession , mais bien pour facilement adopter des lois d’amnistie pour sa protection personnelle d’abord.
    Ce coup ayant échoué et ayant l’instinct de survie propre à tout être vivant , normal, sur Terre, il ne lui restait qu’à faire flèche de tout bois comme vous le dites si bien.
    A sa place tout être pleinement doté de ses facultés agirait ainsi quitte à se mettre à dos une frange minime ou large de ses administrés.
    LZ remplirait les critères à ses yeux pour ne point faire de la chasse aux sorcières après succession.
    C’est réfléchi je trouve.
    Ne denions pas à un Homme de lutter pour sa survie, d’éviter honte et humiliation.
    La tempête TALON le guetterait , et vous savez toutes les longues dents que puis avoir ce dernier contre son acolyte d’antan.
    Et comme le dit si bien la fameuse récitation, quand deux larrons se disputent, le troisième. ……maître Aliboron. ……cherchez le troisième larron .

  3. Je trouve votre expression brillante mais votre analyse un peu courte. Toutes les manigances de Yayi Boni sont avérées mais pourquoi voyez vous la France et le néocolonialisme derrière tout ? Le Bénin est plus qu’en faillite, la corruption est devenue endémique et se situe à tous les niveaux. Dès qu’un béninois est nommé à un poste de décision son objectif est d’amasser au maximum ce qu’il peut dans son intérêt personnel ( ceci étant la corruption est un phénomène mondialisé avec plus ou moins de gravité) le dernier classement des pays les plus corrompus montre que nous sommes loin d’être vertueux….
    La diaspora béninoise est importante, elle excelle dans tous les domaines dans ses pays d’adoption . Lorsqu’elle rentre elle a « mal à son pays », le naufrage du pays ne la laisse pas dans l’indifférence. Son obsession est « Que faire ?…. Par où commencer ?…. Comment faire prendre conscience aux frères et sœurs ? etc… Souvent taxée de « donneuse de leçons, « les yovos veulent tout nous apprendre alors que nous sommes bien comme ça ! » Qui n’a jamais entendu ce refrain ? Yayi Boni est aux abois. Il fait appel à un béninois de la diaspora , qui est tout sauf un naïf qui « accepte de se salir » ( l’expression n’est pas de moi mais d’un compatriote qui a fait une excellente analyse sur le sujet) pour tenter d’amorcer quelque chose qui peut contribuer à améliorer la vie quotidienne des béninois (l’eau, l’électricité ….) et vous êtes là à hurler au loup ! L’étranger qui ne connaît rien, la France qui téléguide tout ( elle n’a jamais arrêté de servir ses intérêts ) , le borgne au pays des aveugles…
    Vous Monsieur qui avez si brillamment écrit sous couvert d’anonymat … Quelles sont vos ambitions pour le Benin ? Que feriez vous si vous étiez nommé à un poste qui correspond à vos compétences ?
    Pour ma part, les béninois du pays ayant plus que largement échoué à faire quelque chose, le salut du pays pourrait venir de la Diaspora… à condition de lui faire confiance. Il faudra des générations pour sortir le pays du marasme… Acceptons toutes les bonnes volontés d’où qu’elles viennent. La méfiance est mauvaise conseillère.
    Courage ! le pays doit s’en sortir et il ne pourra s’en sortir que si toutes les bonnes volontés se mettent à l’ouvre et c’est notre vœu à tous.
    Kouboura Josias

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