
Le Président Muhammadu Buhari a dit que le gouvernement fédéral avait «techniquement gagné la guerre » contre la secte Boko Haram.
Dans une interview à la chaine britannique BCC, Buhari a déclaré que le groupe militant ne pouvait plus monter « des attaques conventionnelles » contre les forces de sécurité ou les populations.
Selon le Président Nigérian, le groupe militant est réduit à se battre avec des dispositifs explosifs improvisés et est confiné au cœur de l’État de Borno.
Célébrant avec tous les Nigérians la Noël de cette année, M. Buhari leur a demandé de profiter de l’occasion pour se consacrer aux vertus de la paix, de l’amour, de l’honnêteté, de la justice, de l’équité, de la piété, de l’humilité et du service d’autrui qui sont au cœur de l’enseignement de Jésus-Christ.
Il faut rappeler que quelques semaines après son accession au pouvoir M. Buhari, après avoir installé les nouveaux chefs de l’Armée et des agences de sécurité, leur a enjoint d’en finir avec Boko haram avant fin décembre 2015. Nombre d’observateurs ainsi que des critiques de l’opposition n’ont pas alors manqué de relever le caractère hasardeux de cette date buttoir. Par précaution et pour écarter à l’avance le piège d’une promesse malaisée à tenir, M. Obasanjo, ancien président et militaire s’est fait l’avocat de M. Buhari, en disant qu’il ne fallait pas prendre à la lettre l’injonction présidentielle, compte tenu de la nature changeante des actions terroristes.
En annonçant une victoire technique sur Boko haram dans le délai imparti, M. Buhari fait acte de justification politique mais parce qu’il est obligé de la qualifier, il reconnaît implicitement que la victoire est loin d’être totale
Alan Basilegpo
![]()