
Le Président Muhammadu Buhari a présenté hier le projet de budget 2016 de 6080 Milliards de naira, soit 18240 Milliards de FCFA devant une session conjointe de l’Assemblée Nigériane. A cette occasion, il a révélé que le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria (CBN) l’avait assuré que la banque centrale était en train de mettre la dernière main à sa politique de gestion des devises étrangères, en vue d’introduire une certaine souplesse pour encourager l’afflux supplémentaire de devises susceptible d’aider à soulager la pression « sur le naira.
Le clin d’œil à la bonne volonté de la politique de change et l’éventualité d’une dévaluation du naira ont vu la monnaie locale se renforcer contre le dollar à N268 sur le marché parallèle, hier, contre N271 le lundi.
Monsieur Buhari a déclaré qu’après avoir examiné les tendances dans l’industrie mondiale du pétrole, le gouvernement fédéral a choisi de fixer un prix de référence de 38 $ le baril et une estimation de la production de 2,2 millions de barils/jour en 2016, ajoutant que le gouvernement mettrait l’accent sur les recettes non pétrolières en élargissant l’assiette fiscale et l’amélioration de l’efficacité des organismes de perception des recettes.
Le Président Nigérian a souligné que son gouvernement avait l’espoir d’assurer la stabilité macroéconomique en réalisant un taux de croissance du PIB brut réel de 4,37% et une gestion efficace de l’inflation en alignant les politiques industrielle, budgétaire, monétaire, et commerciale.
Selon M. Buhari, le projet de budget 2016 est fondé sur N1800 milliards de dépenses en capital d’investissemen, soit 30% du budget, ce qui a-t-il dit, était une amélioration par rapport au N557 milliards inscrit au budget en 2015.
Le président a révélé en outre que le déficit budgétaire serait financé conjointement par l’emprunt intérieur de N984 milliards de dollars et par des emprunts à l’étranger à hauteur de N900 milliards, ce qui s’élève à un montant de N1.84 trillion.
Monsieur Buhari a également déclaré que son gouvernement prévoyait d’augmenter les revenus et réduire les frais généraux à moyen terme en vue de ramener le déficit budgétaire à 1,3% du PIB en 2018, notant que, en 2016 les revenus d’origine pétrolière allaient contribuer à hauteur de N820 milliards au budget. D’autre part, le Président nigérian a dit que des recettes non pétrolières, comprenant l’impôt sur le revenu des sociétés (IRS), la TVA, les droits de douane, et le compte des prélèvements fédéraux, contribueraient à hauteur de N1.45 trillion au budget.
Alan Basilegpo
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