
Boris Johnson, l’ex Premier Ministre britannique, reconnaît « ne pas avoir suffisamment réfléchi » avant de décréter le confinement et présente ses excuses. Mea-culpa tactique ? Car en effet, le Covid n’est pas la seule raison qui mérite ses excuses. A-t-il suffisamment réfléchi dans sa tête de noix de coco mal pelée avant d’aller mettre Zelinsky en garde contre tout dialogue avec Moscou aux premières heures de l’Opération Spéciale Russe ?
Maintenant que son initiative stupide a entraîné la mort ou la ruine de 500 mille soldats ukrainiens sur le front d’une guerre qui n’était pas inévitable, espérons que sa demande de pardon pour Covid n’est pas un mea-culpa tactique pour masquer une autre demande de pardon : d’avoir été à l’origine de la mort de centaines de milliers d’Ukrainiens que la paix et le dialogue auraient sauvés.
Il est dit qu’un homme courageux prend ses responsabilités jusqu’au bout, même quand le chemin est semé d’embûches. Comme le proverbe le souligne : ‘Celui qui brave la mer ne craint pas les vagues.’ Que cette maxime serve de rappel à tous les dirigeants : le courage ne consiste pas seulement à reconnaître une erreur lorsqu’on en a fait mille mais de les reconnaître toutes. Que le courage de Boris Johnson soit à la hauteur de ses responsabilités, non seulement pour le Covid, mais également pour la mort de centaines de milliers d’Ukrainiens qui auraient pu être évitée. »
Boris Azzedine
