Brésil, 500 ans de Braise et d’Espérance

Un commentaire

  1. Merci à Binason Avèkes pour le partage de ce documentaire passionnant sur le Brésil !

    Un seul mot :  BRAVO !

    Bravo à l’actrice noire brésilienne Jarid Arraes pour son livre DANDARA et les Esclaves libres.

    Bravo à la jeunesse noire brésilienne, en particulier celle de Salvador de Bahia où germent et croissent des Zumbi en puissance !

    Bravo à la population noire de Salvador’s de Bahia pour la resurgence de ILÉ AYÉ et pour
      la célébration séculaire du Kandomblé, soeur jumelle du vaudou béninois !

    Ce que je retiens de ce documentaire:

    1. L’HISTOIRE du couple africain de guerriers charismatiques et légendaires,  Zumbi et Dandara, fins statèges de la lutte de libération des esclaves du Quilombo dos Palmares

    fait penser à un monde où l’amour est encore possible et pourrait servir de  socle  aux luttes de libération. 

    Marcus et  Amy Ashwood Garvey, Nelson et Winnie Mandela, Stokeli Carmichael et Myriam Makeba et j’en passe !

    2. Le QUILOMBO : un mot qui est à lui seul tout un symbole et tout un programme.

    Le lieu de rassemblement des nègres marrons  au Brésil où les esclaves en fuite viennent se réfugier et 

    où les valeurs de fraternité, de solidarité et d’union face au drame séculaire de l’esclavage sous toutes ses formes font rêver de liberté et de paix.

    Les communautés noires  devrait édifier sur tous les continents un quilombo et faire de l’Afrique le plus grand Quilombo de tous les temps!

    3. JOURNÉE DE CELEBRATION d’une noble cause.

    Je ne suis pas pour les Journées mondiales telles que célébrées de par le monde mais je suis pour les journées spéciales telles que  le 20 Novembre, Journée brésilienne de la conscience noire et de célébration des rois, reines et guerriers d’Afrique et qui sont une occasion de sensibilisation, d’information et d’éducation des populations à des causes communes et nobles qui touchent à la sphère de la vie privée des individus d’un groupe donné.

     
    4.   L’EXISTENCE PRECAIRE  DES ÉCRITS SUR LES ORIGINES, L’HISTOIRE ET LES EXPLOITS DES FEMMES NOIRES REINES ET GUERRIÈRES EST REELLE:

    on célèbre Zumbi le 20 novembre mais 

    pas Dandara alors que sans elle, celui ci n’aurait pas été une légende ! Aujourd’hui, c’est comme si elle n’avait jamais existé. Mais justice vient de lui être rendue et

    tout le mérite en revient à l’auteure du livre traduit du brésilien en français et intitulé:  « Dandara et les esclaves libres ». Cette traduction ne rend pas bien compte de la situation parce que peut on être esclave et libre et par ailleurs, Dandara n’était pas que résistante, elle était aussi épouse et mère.

    J’aurais intitulé ce livre :

    DANDARA, une guerrière du Quilombo dos Palmares.

    Son histoire rappelle celle de la Reine Zingha qui a été au 16ème siècle, un véritable stratège militaire en Angola.

    La Reine Amina, guerrière et conquérante  en pays Haousa au 16ème siècle, et que l’on appelait « le Foulard parmi les Turbans » (le Turban étant chez les Haousa, le signe du pouvoir donné à une personne).

    Elles ont été comme beaucoup d’autres femmes en première ligne pour la libération de leur peuple et l’expansion de leur territoire.

     

    5. LA DIFFICULTÉ RENCONTRÉE PAR LES FEMMES NOIRES POUR PUBLIER LEURS LIVRES.

    Même si à ce jour, ĺes femmes sur tous les continents ont envahi le monde de l’Ecriture en donnant vie comme elles savent si bien le faire à de belles oeuvres dans tous les domaines, elles doivent passer par des chemins de traverse pour l’édition. Jarid Arraes en a fait les frais au Brésil où selon des recherches de l’Université, de Rio, 90% des écrivains sont de sexe masculin et 70 % sont des blancs comme si les noirs et les femmes ne peuvent pas s’exprimer par l’écriture au Brésil et dans beaucoup d’autres pays qui ont en commun le sous-développement chronique en ce 21ème siècle.

    6. LA RÉPARATION HISTORIQUE pour 500 ans d’ esclavage est aujourd’hui un cri qui émane de tous le peuple noir sur tous les continents… mais comme l’a dit Jarid Arraes, il faut que cette réparation se passe sans culpabilisation, sans polémique  mais comme un dialogue qui va restaurer la vérité, la version de l’histoire de l’esclavage racontée et publiée par les résistants eux mêmes.  L’HISTOIRE DE LA RESISTANCE à l’esclavage doit être connue.

    car « tant que l’opprimé ne racontera pas sa propre histoire,  celle du vainqueur sera toujours la meilleure.

    Until the lions tell about their own story, the tale of the hunter will always glorify him ».

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