Macron Félicite Ouattara : les patates ivoiriennes sont-elles cuites ?

Le président français, Emmanuel Macron, selon le Journal le Point, a félicité M. Alassane Ouattara « À la suite de la confirmation par le Conseil constitutionnel de votre réélection » et  tenu à  lui « transmettre ainsi qu’au peuple ivoirien tous mes vœux de succès »

« Au regard des violences et des tensions qui ont resurgi à l’occasion de ce scrutin, le dialogue que vous avez initié le 11 avec le président Henri Konan Bédié (principal opposant) est porteur d’espoir »,

Emmanuel Macron espère «que ce premier pas vers le rassemblement et l’ouverture puisse jeter les bases concrètes d’une réconciliation plus large, plus durable entre tous les Ivoiriens et toutes les sensibilités politiques dans le respect de l’État de droit afin de tourner la page de la violence et de la division. »

On peut reconnaître le caractère formel et diplomatique de cette communication. Mais en même temps on ne peut pas ne pas voir qu’elle est le corollaire du silence de la France pendant que Ouattara ourdissait son complot anticonstitutionnel à coup de violences et de morts. In fine, ce message éclaire si besoin est sur  les tractations de l’ombre qui vont bon train actuellement entre la France et ses ludions ivoiriens historiques – Ouattara, mais aussi Bédié et Soro entre autres —  pour chloroformer les Ivoiriens afin de maintenir le statut quo de sa domination coloniale en Afrique dont la Côte d’Ivoire est l’épicentre.

La France ne peut pas lâcher la laisse du chien ivoirien sans automatiquement prendre le risque de perdre tout le troupeau francophone qu’elle tient sous sa coupe. Le principe du troisième mandat, contrairement à tout ce qui a été dit, a connu bien l’aval de la France pour laquelle c’était la solution finale. Le pari qui a été fait est celui de la couardise collective des Africains, le Togo servant de modèle pour prévoir les réactions et affiner la réalité sur le terrain. Et  jusqu’à présent, le pari français semble fondé,  la France tient le bon bout. Après avoir inoculé aux Ivoiriens le poison de la réélection de Ouattara, la France va maintenant passer à la seconde phase de l’anesthésie politique des Nègres.

Cette phase consiste à mettre en scène le vieux pantin Bédié, qui comme chacun sait, n’a rien d’un Mandela en terme de patriotisme, de dignité et d’éthique — conviction et responsabilité. Pétri dans le moule néocolonial, ne trouvant son bonheur qu’en compagnie des petits blancs, ce toutou  octogénaire a déjà commencé à recevoir les caresses et les murmures nécessaires de ses maîtres pour accomplir sa mission. On l’a vu changer de ton. Il a dit au sortir de sa rencontre avec Ouattara vers lequel il a accouru dès la première occasion, qu’il fallait tout faire pour que « la Côte d’Ivoire redevienne comme elle était avant. » Lapsus ou aveu audacieux ? Qu’est-ce que la Côte d’Ivoire d’avant sinon une Côte d’Ivoire gouvernée par Ouattara au bénéfice de la France ? On comprend aussi pourquoi, très vite Bédié a tourné casaque. Du CNT censé assumer la transition vers un pouvoir enfin remis aux Africains de Côte d’Ivoire et non pas aux mains des Blancs qui font ce qu’ils veulent des Nègres, Bédié a transité sans crier gare vers la CDRP censée être son nouveau cheval de bataille. Autant dire qu’il a troqué le discours populaire et patriotique de la transition contre celui plus lénifiant de l’union ;  et exit les conditions posées par le CNT avant tout dialogue, à savoir l’annulation de la réélection de Ouattara.

C’est donc sous le signe de la paix aux prix de l’inconstitutionnalité que la France invite ses Nègres de Côte  d’ivoire – le mot nègre est utilisé à dessein, car le colonialisme que le colonialisme que la France s’amuse à imposer aux Africains n’est rien que  du racisme – à s’unir. Personne n’a encore songé à réaliser en France une telle union qui tient de la carpe quelque chose d’aussi improbable qu’une union entre le RN de Marine Lepen, la FI de Jean-Luc Mélenchon et le LREM d’Emmanuel Macron —  mais en Afrique tout est possible, au nom de la paix ; une paix dont seule la France qui a le pouvoir de diviser pour régner, détient la clé.

Enfin, la dernière étape de cette manipulation raciste de la Côte d’Ivoire consiste à dompter le troisième larron qu’est Guillaume Soro, qui sera d’autant pus facile à mettre dans la poche qu’il l’a toujours été dès ses origines, et erre actuellement en France en attendant de trouver sous quelle aile se lover.

En gros donc on peut dire que les patates ivoiriennes sont cuites, archi-cuites, et le racisme néocolonial français en Nigritie de Côte d’Ivoire a plus que jamais le vent en poupe !

Anicet Bouabré.

Un commentaire

  1. Y a-t-il des patriotes ivoiriens ? Y a-t-il quelque chose que l’on pourrait appeler patriotisme ivoirien ? La question se pose. Mais en tout état de cause, au niveau des élites dirigeantes du pays, le patriotisme ivoirien commence là où finit celui de leurs maîtres français.

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