Reckya Madougou ou le Cache-sexe de la Dialectique

Il paraît que le génie livresque de Madougou vient encore de frapper. Elle aurait pondu un livre au titre ou sous-titre sublime voire subliminal : « Dialectique d’inclusion et du minimum humain en Afrique. » Elle a fait fort en prenant une pose de philosophe, doublé d’humaniste bon teint. De quoi en boucher un coin à tous ceux qui la vouent aux gémonies depuis qu’elle hante les palais de Faure Gnassingbé, le fils de l’ex-dictateur Eyadema du Togo. Après cet exploit hautement intellectuel, que les médisants ne viennent plus l’accuser d’être une pute…Sauf à soutenir qu’il ne suffit pas de parler de dialectique et d’inclusivité pour muter en pasionaria de la justice sociale et de la bonne gouvernance lorsqu’on est comme cul et chemise avec le rejeton et continuateur testamentaire d’une des dictatures les plus sanglantes et les plus mafieuses d’Afrique ! Courage, Madougou, la dialectique et l’humanisme sont de beaux cache-sexe !

Aminou Balogun

2 commentaires

  1. Merci à Binason Avèkès de dire haut ce que tout le monde pense bas de Dame Reckya Madougou.

    De tous temps et sous tous les cieux,   il y a toujours eu des hommes et des femmes qui arpentent le corridor du pouvoir avec des desseins clairement affichés : corruption, recherche du pouvoir, « nègres » du pouvoir…, leur rôle étant d’être le Bon ou le Mauvais génie du pouvoir…

     De quel côté se situe Dame Reckya Madougou ????

    Tout ce dont je suis certaine est que si  Dame Reckya Madougou avait été un homme,  personne ne trouverait rien à redire à ses relations avec le pouvoir d’à côté. 

     Tout jugement porté sur sa personne  sont donc biaisés parce qu’on accepte pas qu’elle ait une relation avec le Pouvoir,  plus précisément celui d’un pays étranger au sien.

    C’est son choix. Si ce choix était néfaste aux affaires de ce pays, la levée de bouclier contre elle ainsi que  tous les pamphlets et les caricatures vénimeux à elle addressés se justifieraient.

    Par contre les railleries dont elle fait l’objet pour avoir écrit des livres, s’être s’essayée au coaching ou osé philosopher relèvent de la pure mysoginie.

    Je ne connais Dame Reckya Madougou ni d’Adam ni d’Eve.

  2. Chère amie, merci pour votre réaction militante, qui a le mérite d’ouvrir le débat.
    Je m’insurge contre le fait de ramener mon pamphlet au niveau d’un lieu commun grégaire passablement misogyne. Je n’ai pas critiqué Madougou parce qu’elle « fréquentait les allées du pouvoir » J’ai critiqué Madougou parce qu’elle est une Béninoise qui était apparue à l’opinion et surtout à la jeunesse comme un espoir, et un modèle pour les femmes, aux alentours de 2006. Apparence qui allait vite être trahie par les dessous politiciens qui en étaient au principe, avec les marionnettistes de l’ombre comme Patrice Talon, et bien entendu, Yayi Boni dont elle deviendra la Ministre.
    J’ai critiqué Madougou non pas parce qu’elle fricotait avec un homme de pouvoir, chef d’Etat d’un pays au demeurant voisin et frère, le Togo. Dans les années 70 tout le monde savait que Myram Makeba, exilée d’Afrique du Sud pour les raisons qu’on sait, fricotait avec Sekou Touré de Guinée. Mais à qui arriverait-il de critiquer Myriam Makeba de fréquenter les allées des pouvoirs guinéen et ghanéen de cette glorieuse époque ?
    Non j’ai critiqué Madougou parce qu’elle nourrit la bête d’un dictateur héréditaire descendant et continuateur testamentaire d’une des dictatures les plus sanglantes et les plus mafieuses de l’Afrique, celle qui hypothèque l’avenir de tout un continent pour servir les intérêts des Blancs et de son clan. En cela – sans préjudice de son genre – elle est un contre-exemple pour la jeunesse et les femmes de notre continent. Si Madougou fréquentait les allées du pouvoir de Nelson Mandela, aucun intellectuel africain sensé n’y trouverait à redire ; si Madougou allait fricoter avec Thomas Sankara au pays des morts personne n’y trouverait à redire, mais c’est un scandale intellectuel que de ne pas relever ses accointances coupables et ses connivences douteuses avec un dictateur sanguinaire et mafieux à la solde de la France, surtout lorsqu’après quoi, elle tente de faire passer cette ignominie en contrebande sous les dehors de la bonne volonté intellectuelle. Aller, au mieux collaborer, au pire se prostituer avec l’un des plus sombres ennemis de l’espoir de la jeunesse africaine, un homme qui vient de voler des élections dans son pays avec la bénédiction de l’Occident, et croire qu’on va se tirer d’affaire avec une pirouette pseudo-intellectuelle, c’est insulter l’intelligence de l’Africain moyen.
    Et puisque la question a été abordée sous l’angle insidieux du genre, , eh bien, on doit à la vérité de dire clairement que les hommes qui fréquentent les allées du pouvoir en Afrique en général, et pour autant qu’on peut le supposer moralement, ne laissent pas leurs familles à la maison pour aller se faire sodomiser dans les palais des dictateurs. En général, ce sont plutôt des hommes liges, des bras politiques qui vendent un bout du territoire sur lequel la naissance leur a donné une certaine influence contre la générosité du Prince qu’il contribue à renforcer ; ils se font ce faisant la courroie de transmission du clientélisme qui a pignon sur rue dans nos sociétés. Ce type de service, même si on peut par métaphore le qualifier de prostitution, n’a rien de biologique.
    Donc, soyons clairs ! La démarche qui consiste à défendre une personne de sexe féminin aux agissements pour le moins préjudiciables en accusant ceux qui la critiquent de misogynie est inconsistante et absurde. Madougou n’est pas attaquée parce qu’elle est une femme. Madougou n’est pas attaquée parce qu’elle est une pute. Madougou est attaquée parce qu’elle est une pute qui se prostitue avec un dictateur sanguinaire et mafieux ennemi de l’Afrique. Madougou est attaquée, parce que non contente de commettre ce crime, elle se permet d’insulter l’intelligence de l’Africain moyen en jouant les bas-bleus et en prenant la pose de philosophe à la noix.
    Si toute critique de femme vicieuse est de la misogynie, si toute critique de Juif fautif est de l’antisémitisme, si toute critique de chrétien injuste est de l’antichristianisme, si toute critique de Noir coupable est de l’antinégrisme, alors les jours de la critique — cette attitude si salutaire à la pensée — sont comptés.
    Et bouillonnant d’envie de les critiquer, je vous saurai gré de me désigner une ou deux femmes qu’on peut critiquer sans porter le douteux chapeau de la misogynie.

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