Afrique : le Cercle Vicieux de notre Misère

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Ce qui m’étonne chez les Africains c’est que si vous considérez un comportement comme l’homosexualité, ils vont vous montrer qu’ils en sont aussi et de belle manière ; avec des façons presque futuristes par rapport à la source occidentale qui les as contaminés.

Si vous considérez l’exposition de la nudité, l’exhibitionnisme physique, les attitudes attentatoires à la pudeur, les jeunes Africains soi-disant branchés se montrent à la pointe ; invoquant à cet égard leur liberté, dans un continent où pourtant la démocratie est rare, leur égalité dans des sociétés très inégalitaires. Et à comprendre la naturalisation qu’ils confèrent à leurs obscénités gratuites, le principe serait inscrit dans le droit humain et la liberté d’expression. Jamais ils ne font le parallèle avec les sociétés occidentales d’où pourtant ils prennent leurs modèles pour se rendre compte que toutes proportions gardées, dans leur grande majorité, des jeunes ou des artistes qui sont considérés comme des modèles de la jeunesse en Occident ne se livrent pas aux excès et obscénités qui constituent le fonds de commerce de nos soi-disant artistes ou chanteuses africains.

En un mot, dans les vices des Blancs les Africains excellent et se montrent plus royalistes que le roi. Se masquant derrière le prétexte que certains modes de comportement viennent de chez les Blancs,  ils mystifient à la fois ceux-ci et leur propre société sur leur compétence, dans une originalité censée être africaine  au regard du Blanc et occidentale au regard de leurs congénères africains. Et il n’est pas jusqu’à la naturalité implicite de ce mimétisme et le sentiment qu’il contribue à hausser ou donner du contenu à leur humanité qui ne fassent partie de cette mystification pathétique.

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Mais si l’égalité des individus, d’une société à l’autre, d’un monde à l’autre sous le rapport de l’affichage mimétique est censée aller de soi, ce que nos artistes, ces chanteuses qui prospèrent sur l’exhibition de leur intimité, ces gens qui se comportent dans l’espace public comme s’il n’y avait pas de limite à la malséance,  nos homosexuels-qui-sont comme-tout le monde-et-de-ce-fait-des êtes-humains-comme-les-Blancs, ce que ces provocateurs de tout poil ne disent pas, c’est que les sociétés et les mondes ne sont pas égaux de part et d’autres. Vous vous mettez quasiment à poil dans des images qui circulent sur les réseaux sociaux, vous passez votre temps  à confondre déhanchements lascifs avec danse ou paroles ordurières et lubriques avec chansons sous prétexte que cela est inspiré d’une liberté made in Occident alors que là-bas chez les  Blancs ils vivent dans une société où les gens ont le courant électrique, l’eau potable à tous les étages, de la nourriture pour tous, du travail ou des indemnités de chômage pour tous, et ce déséquilibre qui crève les yeux ne vous fait ni chaud ni froid dans votre fureur mmimétique, car ces excès constituent votre fonds de commerce.

Dans nos villes, des Africains en perte de repère moral se montrent complaisamment aussi pédés que les Blancs, alors que la pédérastie est en contradiction avec le discours de l’animalité que le même Blanc aime nous coller, à moins qu’il ne vise, dans un élan désespéré, à s’en défendre. Nos filles sous prétexte de musique ou de mode exposent leur nudité ou font rimer déhanchements sexuels sans nuance avec danse, prenant à leur compte jusqu’à la limite de l’exaspération la représentation raciste du Blanc qui limite le Noir au ventre et au bas ventre.

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Mais lorsqu’il s’agit d’imiter l’Occident qui fabrique des voitures, des avions, construit des autoroutes, et des hôpitaux, donne du travail à ses habitants, fait des élections non truquées, élit des présidents jeunes, tout à coup l’Africain est aux abonnés absents. L’une des raisons d’ailleurs pour lesquelles ces provocateurs abusent du mythe de l’égalité ou des Droits de l’homme c’est que ce mythe leur donne le droit de consommer ce qu’un  égal à eux – le Blanc – a fabriqué, même si cette division du travail exclusive et  à sens unique est une piètre illustration de l’idée de l’égalité.

Il y a dans ce déséquilibre quelque chose d’affligeant qui constitue le cercle vicieux de notre misère. Si seulement les Africains arrêtaient d’abuser des vices des Blancs à des fins existentielles ou commerciales et adoptaient sans modération leur vertu en toute intelligence – car là même où le Noir s’essaie aux vertus des Blancs, il y ajoute tellement d’excès que la vertu de ces vertus lui échappe, comme lorsque l’ivresse empêche de savourer les délices d’un bon vin.

Peut-être cet effort de rééquilibrage annoncerait-il notre sortie du trou du cul…

Beatrice  Akouetey

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Un commentaire

  1. Pour l’homosexualité, beaucoup d’Africains en Occident ou dans nos villes en Afrique le sont ou le deviennent de circonstance ou par stratégie. Je n’en veux pour preuve que le cas de ce Nigérian, qui s’est réfugié au Royaume-uni sous prétexte qu’il était persécuté dans son pays en raison de son homosexualité. Or actuellement il purge une peine de prison suite au meurtre d’une amie qu’il a tuée parce qu’il la soupçonnait de le tromper avec un autre…

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