Publié dans Haro, nigeria

Nigeria : la Police Brutalise des Manifes-tants Goun de Todogbamey, qui exigent leur Réhabilitation et en Arrête 158

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Jeudi à la Maison de Lagos, des habitants de Otodo Gbame, un bidonville de la région de Lekki dans l’Etat de Lagos, ont été attaqués par les forces de sécurité de Lagos.

Selon le journal PUNCH Metro, dans  la confusion qui s’ensuivit, des femmes et des enfants auraient subi des blessures plus ou moins graves alors que les agents de sécurité ont procédé à l’arrestation de 158 manifestants.

Le correspondant du Journal rapporte que des membres de la communauté goun d’Otodogbamey étaient venus manifester   en face des bureaux du Gouverneur de l’Etat, Akinwunmi Ambode, parce que le gouvernement ne les avait pas encore réinstallés depuis la démolition de leurs maisons en 2016.

Ils déploraient le fait que, malgré la compilation d’une liste de 30 000 habitants affectés par la démolition, ils n’avaient encore reçu aucune réponse de la part du gouvernement.

Les résidents, qui portaient des pancartes, des nattes en raphia et des feuilles, avaient insisté sur le fait qu’ils ne quitteraient pas les abords du bureau  du gouverneur avant que Monsieur Ambode lui-même ne leur ait parlé.

M. Oluseye Oladejo, le commissaire chargé des fonctions spéciales et des relations intergouvernementales, a fait appel aux manifestants, affirmant que le gouvernement de l’État travaillait sur la liste et qu’’un point leur sera fait bientôt.

Mais sceptiques et déterminés, ces membres de la communauté goun spoliés et privés de leurs maisons avaient posé leurs nattes sur la façade du bureau du gouverneur et refusé de quitter les lieux.

C’est alors que,  vers  zéro heure trente jeudi, alors que les manifestants étaient endormis, les policiers ont fait une descente musclée sur les lieux.

Amnesty International Nigeria, dans une déclaration jeudi, a appelé à la libération inconditionnelle des manifestants.

La déclaration, qui a été signée par le directeur des médias du groupe, Isa Sanusi, dit que la police n’avait pas le droit d’arrêter les manifestants qui étaient pacifiques dans leur conduite.

« La police nigériane doit immédiatement libérer les 158 résidents d’Otodo-Gbame et d’autres quartiers informels de Lagos qui ont été arrêtés et battus par la police vers minuit le 15 novembre alors qu’ils protestaient pacifiquement devant les bureaux du gouverneur de Lagos. Les photos vues par Amnesty International montrent des blessures subies par plusieurs manifestants, y compris des enfants.

« Nous appelons à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les manifestants arrêtés et à une enquête indépendante et impartiale sur les allégations d’usage excessif de la force. Les habitants exigeaient que le gouverneur leur parle d’une série d’expulsions forcées qui avaient fait plus de 30 000 sans-abri, comme l’indique le rapport d’Amnesty International intitulé «Le coût humain d’une mégalopole: Expulsions forcées des citadins pauvres à Lagos

Otodogbamey, est le symbole de la politique d’éviction et de spoliation de la ville de Lagos, qui démolit les habitations des communautés et quartiers pauvres, s’accapare de leur terre au profit des riches entrepreneurs immobiliers. Dans un Lagos où la rareté de la terre va de pair avec la violence des spoliations, la dimension ethnique parfois sous-jacente à celles-ci, aggrave l’injustice envers les minorités comme les Gouns, souvent taxés d’être des Béninois et dépossédés de leur terre sans autre forme de procès.

Agbopanzo Balthazar

Nigeria : Amnesty Demande la Libération des Manifestants de la Communauté Goun d’Otodomey Spoliés par Lagos

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