Publié dans Dossier, Essai

Brève étude Sémantique et Anthropologique de la Mort dans la Culture du Sud du Bénin

I. Représentation

Okou

Kou Hossou Agblagodji est le nom fon du dieu de la mort. Hirsute, la bouche toujours ouverte, pour avaler, il est toujours entouré de ses aides. Dans ses Cheveux, la Femme, dans son oreille, L’Or, à gauche un fruit sous la lune, au-dessus d’un oiseau de nuit ; l’assin sorte d’ombrelle représente le culte ; tout autour on voit un fusil et les massues de diverses formes – la houe placée près d’un egougoun figure la tombe. Le soleil près du fusil représente la nature et ses traitrises. Enfin la chaîne a cette signification ésotérique : la mort a une lourde chaîne avec laquelle elle tire chacun vers sa fin car ici bas tout s’enchaîne jusqu’à la tombe.

II. Définition et Synomymes



MORT : Kú. A la vie, à la mort : Kúgbègbεgbè= « mort jour vie jour ». Ce que tu as fait pour moi, je t’en remercierai toujours : Nú è a wa nú mi ɔn, un ná ɖó kú tɔn dó nú wé wε kúgbègbεgbè. loc. Tεn no hàn ɖó kû ă : La place ne manque pas au pays des morts (on dit cela pour inviter les gens à se serrer pour faire de la place). loc. Kû xó ɔ xó jεn wε : = La mort est une affaire difficile à dénouer. PROV. ajɔ ma né Sε bó gon kú = II n’existe pas d’offrande qu’on puisse donner à Dieu pour éviter la mort. prov. Kú ma ɖɔ hwàn ná : On ne plaisante pas avec la mort. prov. Tíitígweti mɔ kú bó gó. – Un na bo hɔn ɔ, un na bo nɔn té ɔ, kú ná wá sɔ mi : Le roitelet a vu la mort et fais le fier. – J’aurai beau fuir, j’aurai beau attendre, la mort viendra me prendre. SENS : Ainsi parle celui qui ne craint pas la mort.

A demi mort: Bεɖébεɖé. Il le laissa à demi mort et s’en alla: É jó é nyi bεɖébεɖé bo yi.

Condamner qqn à mort : Ðǒ kú hwε nú mε

La mort personnifiée : Jεsú; abaɖaxwé abaɖaxwé Jεsú; savà, agɔsú savà; maɖonúxwè; saɖexwé, saɖexwéjεsú; kúxósú agblagóji = le roi de la mort. Il est mort : É yi jεsú = il est allé chez la mort. La mort l’a arraché de force saɖexwé, wà xɔ é sɔ. Il est mort : É yì agɔsú savà. Celui qui est allé la mort n’en revient plus : Mε e yì savɔ o nɔn lέ ă. La mort qui trouve quelque ose à manger ne le laisse pas : agblagóji nɔn mɔn nú ná ɖú bó nɔ jó dó à.

La mort, cadavre humain : Mεkúkú =p ersonne le fait d’être mort »; cyɔ

Mortel : Nunákú

III. Proverbes autour du thème de la mort

1. – Dɔn wε ɖù dĕ nyúnyɔ bó kú

= Nù ɖĕ ɖù bo kú hù nù ɖĕ má ɖú bó k

-Un écureuil des arbres a croqué une noix de palme pourrie et meurt, à cause de l’huile de cette noix

= Mourir pour avoir mangé vaut mieux que mourir sans manger

Un choix vital peut s’avérer fatal

2. E jè dó kúmέ ɔ, e nɔ sa heelŭ

*si contre toute attente on voir périr, on crie au Malheur

Même si par surprise un homme voit son prochain dans le désastre, ou dans la joie, il communie spontanément avec lui

3. E ma ko kúà ɔ kpέn nɔn vɔ ɖò kɔ ă

Tant qu’on n’est pas mort, on peut toujours tousser

Sens : du moment qu’on vit, on doit toujours agir

4. — Maxìnú dónùbyàxà nú dadă :

= E nɔ tunwùn mεɖĕ ɖò gbε ă, bo kɔn nɔ yi tunw’in ɖò kú à ?

Un Mahi fit cette remarque à un Roi :

Sans connaître quelqu’un de son vivant, peut-on le reconnaître au pays des morts ?

Quand on est déjà pas amis en temps ordinaire, comment se dire amis dans les moments cruciaux ?

Arrière-plan historique : avant de faire décapiter le prisonnier Maxi, le roi le charge de cette commission  verbale «  Au pays des morts, tu diras bonjour à mes Pères.. » et le Maxi de rétorquer : « Sans connaître quelqu’un de son vivant, peut-on le reconnaître au pays des morts ? »

5. –Nyaɖĕ kú jè xɔntɔn tɔn xwé, ɖò gbεndemε

= Àkpó wè a kú

Un homme meurt au seuil de la maison de son ami

= Tu es mort malencontreusement

Je désapprouve ce que tu subis ou ce que tu fais. Ou encore : révise ta position ou je te la fais réviser

6. – Nyaɖĕ xwé kú b’Àgadjá má ɖu nî

= E ɖɔ : «  sέ wέ tε ‘ mágbɔjέ mi à ? »

Un homme allait à la mort quand le roi Agadja lui confia une charge de poudre.

= Dieu m’aurait-il refusé le droit au repos ?

Que l’on me laisse souffler tout de même.

7. – Nya wε ɖ’àzɔn jε wè, bɔ xε-vló fàn

= Kú cé ɖó xè ɖè gbé mè ă

Un malade entend chanter un oiseau de mauvais augure

= Ma mort n’est dans le cri d’aucun oiseau

Mon sort n’est lié à aucune circonstance adverse

8. Kpo wε jè kpo nytɔ tá

Nŭ e nɔ wa é sín kú wέ nɔn hù mε

Le bâton a assommé le lanceur de bâton.

Nous mourons plus de nos méfaits

9. Súnnú mɔn dàn, bɔ nyɔnnu hù

Dan vεkó kú ɖɔ jέn mĭ ɖé

– Un homme trouve un serpent et c’est une femme qui le tue

– = l’important c’est que le serpent soit mort

– 10. Taɖunɔ wε mɔn àvùn kúkú sɔ ɖ’àlijí

– = E ɖɔ : émí ná sà ; émí ná ɖù ; bó ná nyí mε nú mε

– Puis se il dit : Chiche, plus d’une occasion s’offre à moi : je vais en vendre, en manger, en offrir

– Voici une aubaine pour réaliser tous mes désirs

– 11.Tàwó dónùbyàxà nú Àyină

– =Kú vέ yí xá wè

– Tàwó a fait remarquer Àyină

– = Qu’il est pénible de mourir en ta compagnie !

– Sens, tu te plein trop !

Arrière-plan historique Un jour l’on constata la grossesse de deux reines Tàwó et Àyină alors que le roi ne les avait pas touchées. Aussi fit-il convoquer tout son peuple pour leur exposer le délit des deux reines. Après que le roi eut fini de parler, les notables et le peuple décrétèrent qu’elles fussent enterrées jusqu’au cou. On les enterra ainsi l’une en face de l’autre. Àyină se plaignait sans cesse dans le trou. Tàwó, stoïque ne pouvant pas supporter davantage les lamentations de sa coépouse Àyină, lui répliqua : «  Allons donc ! Qu’il est pénible de mourir en ta compagnie !»

– 11 Un nănflin kú zan’zangbé, bó ná zùn xɔntɔn xà yɔkuntɔ ă

– Ce n’est pas la pensée de ma mort qui me fera lier d’amitié avec le fossoyeur

– Le fait que vous me seriez utile un jour ne peut m’obliger à déborder d’amitié à votre égard. Une vraie amitié est désintéressée

– 12 Wamamɔnɔ tɔ kú b’έ nú àhan mŭ ; é ká wá hɔn n’ï, bέ lέ mɔn tɔ tɔn cyɔ dò zanmè

– = Nŭwùmε sɔ lεkpó ɖ’àyĭ ù ?

– – Un pauvre s’enivre à la mort de son père, dort, se réveille et trouve exposé le cadavre de son père

– = La persistance d’un problème que l’on croit réglé fait toujours mauvaise surprise. Aussi cherche-t-on à l’éviter

– 13. Xommεvɔnon ɖé nɔn kú tɔkú ă

– Qui observe les lois de la nature a la vie sauve. Un innocent survit toujours à l’épreuve de l’ordalie.

– 14. Xɔntɔn tówé wàyε bo kú, whi-lɔ wàyεbo ɖì

– Si ton ami fait semblant de mourir, toi aussi fais semblant de l’enterrer.

– Tu ne dois pas t’exhiber en connaisseur d’une confidence que tes familiers te cachent exprès

– 15. Zàn kú nu ‘li ma bŭ.

– Même la nuit, on ne perd pas le chemin de la bouche

– La nuit ou les difficultés n’empêchent pas de réaliser des actes importants

IV L’EXPRESSION DE LA MORT DANS LES NOMS PATRONYMIQUES, PRÉNOMS ET SURNOMS AU BAS-DAHOMEY. ‘(PAR A. Serpos TIDJANI)

MORT  » KOU HOSSOU AGBLAGOJI IKOU (YORUBA-ANAGO) OKOU (GUN) KOU (FON) Dans le Bas, Moyen et Centre-Dahomey, il n’y a pas de jour dans une grande ville, une bourgade, ou dans une région, où l’on n’entende parler de décès, de funérailles, de messe, de cérémonie du 3e jour, du 7e jour, du 8e jour, du 41e jour, du 6e mois ou d’anni­versaire (« retournement sur l’autre côté »). A cela, ajoutons les céré­monies d’enlèvement de deuil et d’exposition des crânes, d’enterrements spéciaux des noyés, des varioleux, des lépreux, des tuberculeux, des foudroyés, de ceux morts par accidents d’auto, de chasse, d’avion… et l’on se fera une idée sommaire de ce que repré­sente un cadavre dans la vie sociale du Bas-Dahomey où se pratique principalement le culte des morts L’adoration des crânes au Bas-Dahomey a, en effet, une portée immense ; et que dire des « Revenants » ou EGOUNGOUN des Assin, Ninsouhoué, Tohossou et autres… Ce n’est pas le lieu de développer les cérémonies tribales et les répercussions que cela peut apporter au sein d’une communauté. Car, comme on le dit : Si le malade est pauvre Le mort est riche } en parents et amis. En effet ceux-là mêmes qui n’ont porté aucun secours au malade, — 4 — s’empressent de se rassembler et de dépenser à l’annonce de sa mort. Ce culte des morts, du point de vue économique pousse les gens à s’endetter pour mieux honorer leurs parents défunts : abattage de palmiers, mise en gage de terres, de fermes, de palmeraies et même (mais autrefois seulement) d’enfants. Ce même culte du point de vue sociologique constitue un lien entre tous les vivants, car les vivants se jugent d’après ce qui est fait pour la personne défunte, pour sa dépouille et pour ses mânes. – – Ainsi ce sont les défunts n’ayant pas d’enfants qui servent généralement de tests. A ce propos, nous pouvons dire qu’on a longuement écrit sur les abus de la dot, mais l’on n’a jamais insisté sur les abus que provoquent les cérémonies en faveur des mânes, non seulement des ancêtres mais surtout des pères, mères, oncles, tantes, collatéraux et même des jeunes enfants défunts — ou de l’aide à leur apporter vivants. Précisons notre pensée : ainsi quand un enfant ayant eu des dents (ne serait-ce que deux), meurt chez les TORINU, SETONU ou ADJARANU; il doit être enterré avec le même rituel que pour les adultes, d’où nouvelles dépenses pour les parents éplorés. En mythologie dahoméenne, la Mort est un personnage trapu de sexe masculin, rude et omniprésent qui tue tout, détruit hommes et bêtes, plantes et ferrailles et avale les cours d’eau. La TERRE est son grand auxiliaire pour faire disparaître les dépouilles. Puis viennent les maladies de toutes sortes. – – Concourent à son œuvre toutes les formes de manifestations brutales de la Nature: foudre, tempête, eau, feu, électricité. Enfin il y a les accidents fortuits : chutes, auto, pirogue, navire, avion, etc. A ce sujet voici une légende recueillie à Abomey : La Mort dit un jour : « On prétend que je suis mauvais, cela n’est pas vrai. Ce sont les terriens qui sont en faute et me provoquent. Ma femme se prénomme AMLON (Sommeil). « Or, chaque jour, vous ne cessez de me tromper avec elle. Chaque fois que vous sommeillez, vous couchez avec Amlon (DO AMLON) et il faut bien qu’en tant que mari, je tire vengeance de tel affront. Quiconque pourrait éviter de dormir ne craindra rien de moi (1). «Les animaux, les plantes, les eaux dormantes… auront, tous comme (1) Jeu de mot « Fon ». Le sommeil se dit Amlon, coucher se dit do et Do-Amlon veut dire dormir, (coucher avec Amlonl) les hommes, à me payer leur affront, quelles que soient les précautions prises. Ai-je jamais rien dit à l’Océan qui s’agite jour et nuit ? » II sera souvent question d’ABIKOU et de féticheuse. Nous donnons donc quelques explications très sommaires relatives à eux. 1. ABIKOU La croyance en la métempsycose a créé la croyance aux ABIKOU, aux « Enfants qui reviennent », croyance qui n’exclut pas la foi à certaine transmutation, à l’existence de l’âme d’un chien, d’une chèvre, d’un bœuf, d’un cheval… Mais les ABIKOU sont des humains. On les croit de petite taille, sorte de gnomes ou de laumes qui tourmentent les humains. Ils viennent en effet au monde pour repartir quelques temps après, généralement chez la même femme : « Abikou kékéré » (Abikou-jeunes) ou attendent d’être adolescents avant de retourner dans leur patrie de l’au-delà. «Abikou Agba » (Abikou-Aldultes). 2. LES FÈTICHEURS Le noviciat au couvent est constitué essentiellement par une mort symbolique suivie d’une résurrection non moins symbolique : le féticheur ou la féticheuse se dépouille de sa personnalité ancienne. Au retour du couvent il (ou elle) porte un autre nom, ne connaît plus ses parents, sa femme ou son mari, ni ses enfants, et encore moins ses amis ou alliés. C’est une autre personnalité qui ignore jusqu’à son nom profane. Comme « cheval » d’une divinité, l’initié est censé revenir d’un monde mystérieux, et la matérialisation par la puissance du VERBE de cette métamorphose est la substitution d’un nom allé­gorique au nom profane. Lorsque j’étais Président d’un syndicat de croyants, un marxiste m’a dit : « Tout le monde croit à quelque chose : on peut croire à Dieu sous tous les noms différents qu’on lui attribue ; on peut croire au Diable ou à Satan sous tous les noms qu’on lui donne. » Mais mon ami avait oublié d’ajouter une seule chose, c’est que, croyant ou mécréant, on ne peut se refuser de croire à la Mort, de constater que la Mort existe, frappant aveuglément grand et petits n’importe où sur terre, sous terre, dans les eaux ou dans les airs. La présente note vise à présenter en un très court raccourci, comment cette idée de la présence constante de la MORT se manifeste dans les noms patronymiques africains dans le Bas, le Moyen et le Centre du Dahomey. — 6 — Le grand mystère qu’est la VIE comporte trois parties, trois inconnues majeures : 1. –La Naissance: d’où venons-nous? 2. – – La Vie : où sommes-nous ici-bas? 3. — La Mort : où allons-nous? Sur ces trois thèmes, les religieux, les penseurs ou philosophes ont brodé à qui mieux mieux, chacun apportant son explication qui s’arrête devant la 7e porte du Mystère de l’Inconnu qui recouvre le voile des voiles. La Mort, en effet, nous environne partout et terriblement : si pour ceux qui sont sur terre-la Naissance est une joie, la Vie un mélange de beaux et de mauvais jours, la Mort, elle, représente la douleur, la Peine. Nous avons déjà effleuré ces problèmes dans nos précédents écrits. Nous y revenons seulement pour apporter quelques précisions. Nous avons cette fois choisi, pour cerner la question, les noms patronymiques, car les surnoms et prénoms ne sont pas attribués au hasard. Ils révèlent la pensée profonde des parents, les circonstances de la naissance, la pensée générale du collège des prêtres d’un couvent, les préoccupations des familles ou une simple constatation dans le cas des surnoms individuels. Le nom donné à chaque individu est considéré comme faisant partie intégrante de sa personnalité, de son être. C’est pourquoi le féticheur doit changer de nom. C’est pourquoi l’on juge naturel qu’en devenant chrétien ou musulman, le nouveau converti change de prénom. Le nom dans son rythme sonore renferme une force magique qui agit sur les êtres (hommes, bêtes, plantes, minéraux). Les noms ci-dessous ont été relevés à l’occasion de plusieurs enquêtes en divers lieux. Nous reviendrons sur le sujet des noms relatifs à l’argent, au pouvoir temporel, à la puissance des Esprits. … à la valeur de la Terre. Nous espérons que cet essai aidera certains étudiants et chercheurs. C’est là tout
e notre ambition. HOUEDOKOU «Le tribunal se trouve au pays de la mort, dans l’au-delà. » Soupir d’un pauvre hère frustré de ses biens. MENOUWEKOUVE « Qui donc est invulnérable à la mort ? » KOUHOYEGBE. — Ce nom est celui d’une féticheuse d’Adjohoun, — 7 — canton des Tofïinou, village de Gbéko et signifie littéralement : « Ceux-là, ils ont eu peur de la mort » (du fétiche) pour tourner le dos au culte et pourtant ils continuent de mourir (allusion aux néophytes des religions importées). KOUDO « Ma dou b’ênou. » La fosse de la Mort ne mange pas en secret : il y aura des pleurs, des lamentations et des grincements de dents. KOU Y IN SODE « Si la Mort était un fusil ou l’entendrait partout » (alors qu’elle vient en douce) ; voir ci-dessous KOUDESSO. KOU VIDE. — « Quel enfant de la Mort ? » L’enfant de la Mort rie peut être enlevé par la Mort. (Nom talismanique donné à un Abikou.) KOUTAN « II n’y a plus de Mort. » Nom donné à un abikou. KOUKPAKIN « La Mort rase le mur et évite de frapper ce bébé. » (Nom donné aux Abikou après certaines cérémonies.) KOUMAJA « La Mort ne vient pas. » Nom d’Abikou. KOUHESSOU « II s’est prosterné devant la Mort » (pour qu’elle s’éloigne). Nom d’Abikou. KOUDE MASOJA « Aucune mort ne reviendra plus. » Nom d’Abikou. KOUKPOZON «La Mort est en retard. (Nom d’Abikou.) KOUDAYESSI « La Mort est entre leurs mains. » Nom de féticheuse indiquant que les hommes sont pourvoyeurs de la TOMBE, car ce sont eux qui, par leur excès, leurs envies, leurs mauvaises pensées, attirent la Mort. KOUSSONMESSI «La Mort provient de l’Homme. » C’est l’homme qui, par ses défauts, ses fautes, ses crimes provoque la Mort. Ce n’est donc pas la mort qui a tort, mais l’homme. KOUWAKANOU «La Mort a fait une douloureuse chose» et l’on s’en plaint. KOU Y INDE « Si la Mort était quelque chose. » Si la Mort était quelque chose ou quelqu’un de visible on l’aurait attaquée et détruite, ou l’on pourrait s’en préserver efficacement. KOUYI HINDEA «La Mort n’est pas une misère», une souillure honteuse, car tout le monde lui paye tribut. KOUDOHIN « La Mort a apporté la misère. » KOU BAN JE (Yoruba) KOUHIN NOUGBLE (Fon) Ce nom donné tantôt aux Laris fétichistes, tantôt à des nou­veaux-nés, signifie : « La Mort a brisé la chose » (l’existence, la vie, la jouissance). KOUDESSO «La Mort tire son fusil et tout le monde entend.» Lorsque la Mort, tire son fusil (c’est-à-dire tue, abat quelqu’un), tout le village l’entend. Les nouvelles du décès se répandent vite. KOUHOUNDO «La Mort a décidé d’ouvrir la fosse, mais qui s’y opposera ? » KOUHINKPO B’AHOUNOUN «La Mort a saisi sa massue pour tuer. » KOUHINKPO «La Mort saisit son bâton. » Qui donc l’affrontera ? KOUSSOUHON « La Mort a fermé la porte. » Qui donc pourra l’ouvrir ? KOUDANOU « La Mort a fait sa cuisine » (tué l’homme) et il n’y a pas eu de fumée. KOUJO « La tontine de la Mort. » Qui donc n’y contribuera point ? Si la mort tue, il y en aura d’autres pour venir chacun à leur tour. KOUSSOVI « Nom ma do », ou Koussovi non ma dovodun. La Mort a pris l’enfant et sa mère ne sait que dire et ne peut maudire. Malgré son dévouement, la Mère a perdu son enfant et, malgré sa douleur, elle se tait devant son impuissance à ranimer son rejeton. KOUMASSEGBO «La Mort n’accepte pas de Pardon. » Ce nom a deux sens : 1° La Mort n’accepte pas de pardon et est, dans ce cas, assimilable à la formule « La Mort n’offre pas de crédit » donc simple consta­tation. 2° Le deuxième sens est que la Mort (malgré toutes les prières) n’a pas cessé ses coups. KOUDANKO DOMABE «La Mort pétrit la terre et la fosse se présente » Lorsque l’on veut construire une case en terre de barre, on creuse un trou, on prend de la terre que l’on mouille, puis on la pétrit, on la moule pour faire des murs. Ici l’on veut dire « lorsque la Mort se met à pétrir de la terre de barre, la fosse (tombe) est toute proche. » Ce qui veut dire lorsque la mort est proche, la tombe est aussi proche. Il n’y a pas de cadavre sans tombe. KOULAN (e ma din do todemè) Le gibier de la Mort ne manque dans aucun pays. — 9 — KOUSSINOU « La chose de la mort. » Ce qui appartient à la Mort qui pourrait s’en emparer ? Quel docteur sauvera un malade déjà condamné par la Mort ? KOUNOUDJI « Sur le bien de la Mort. » Nous sommes sur la terre assis sur le bien de la Mort. Le propriétaire viendra prendre son bien. (Nom de féticheur.) KOULIO « mêdo mon non dou. » Le lio est une pâte de maïs cuite à deux reprises. C’est une sorte d’Akassa un peu plus dur, on peut donc comparer le lio au pain. Ce nom veut dire « Personne ne peut manger le lio de là Mort ». (Ne pas confondre avec Kouliho.) ROUSSI « Femme de la Mort. » Personne ne la cherche… (Voir ci-dessus.) Voir l’exposé sur la croyance relative à la Mort. KOUNOUDJI « Sur le dépôt de la Mort. » Ne pas confondre avec KOUN-NOUN-JI (En toute innocence) qui n’a rien avec KOU. On voit de tout. KOUVEHOUNDE «La Mort n’est interdite dans aucun collège religieux (quel que soit votre culte, votre hiérarchie, votre secte, la Mort viendra un jour, alors que sur terre, certains lieux sont interdits à d’autres humains, les pasteurs seront victimes de la Mort) comme leurs ouailles ». KOUNOUME « Dans le gosier, la gueule, l’antre de la Mort. » Nom de féticheuse. En effet la mort finira par avaler chacun des êtres vivant sur la terre, sans exception. KOULOJI « Sur la route de la Mort. » (On rencontre de tout, riches et pauvres, puissants et misérables sur la route de la Mort.) On dit aussi KOULIJI sur le sentier de la Mort. KOUDOGUEJI « La Mort est à l’affût. » On dit aussi « KOU d’aviti » (a tendu un piège). (TORI) KOUSSOUALI « me na houe » (TORI) La mort a fermé la route, qui osera l’ouvrir. KOULIHO « Sur la route de la Mort. » Qui donc n’y passera un jour ? KOUGBLENOU «madohoué. » La Mort a fait du mal et personne ne peut la citer devant les tribunaux. — 10 — KOUWADAN « La Mort est en rage. » Avant la naissance du bébé, il y a eu plusieurs décès successifs dans la famille. La Mort est en rage, qui donc osera l’affronter ? KOUWEADAN «La Mort s’est regimbée. » Et sa flèche est douloureuse. KOUDEMINKPO «La Mort nous a diminués » (parce que notre parent le plus cher et le plus notable n’est plus). Sur ce thème on brode plusieurs autres noms. KOUWHOUEMIN « La Mort nous a rabaissés. » KOUDADO (Non mi) «La Mort a découvert nos fonds arrières (nos secrets) on dit aussi KOUDE DONOUMI (simple changement de voyelle selon les tribus). » KOUYA « Misère de la Mort. » Cette misère est universelle (aphorisme). KOUGBLEMENOU «La Mort a gâté les biens. » KOUNEWANOU «Cette Mort a causé quelque chose.» 1° Car cela m’a permis d’être heureux ; ou bien : 2° Car cela m’a rendu malheureux. KOUNOUEWA «La Mort a fait quelque chose digne de pitié.» (Nom de féticheuse Tori (Porto-Novo).) KOUDOYADE «La Mort a créé une misère certaine. » KOUDODIN « La Mort a de la sueur. » La Mort cause de la peine, des courses, des dépenses et… fait suer. Mais aussi il y a KOULODIN : « Si la Mort n’existait pas » (comme les puissants du jour, les tyrans nous traiteraient en esclaves ou serfs éternellement). KOUNENOUKPO/ KOUDENOUKPO \ « La Mort a diminué une chose certaine. » Nom d’enfant né après le décès de quelqu’un d’important dans la famille. AFODEMA GONKOU « II n’y a pas de pied qui n’ira dans la tombe. » Dans le même sens on a dit : JIYI B’ODE MATIN = II n’y a pas de talisman pour grimper au ciel ; s’envoler à jamais dans les nuées si puissant soit-on, ou JIBODE, en abrégé. Nom donné par la famille aux enfants dont les parents ont souffert aux mains des Puissants pour indiquer que leur puissance du jour ne les garantira p
as de la mort. MENAGONKOU « Qui donc ne mourra point ? » — 11 — IKOUDORO « La Mort a provoqué une profonde douleur. » Nom donné aux enfants posthumes. KOUWANDE «La Mort a fait quelque chose. » Nom donné à un enfant né après le décès de son père ou dont la mère est morte en couches. KOUMAGNON «La Mort est mauvaise.» Nom donné à l’enfant né après la mort de celui ou celle qui devait le choyer. KOUYINBO «La Mort mérite Adoration. » KOUGBENOU)(ENON-YI «B’enon gan. » C’est en allant courageusement au devant de la Mort « que /’« on trouve la Vie ». C’est en sacrifiant sa vie qu’on la sauve. (De même qu’un soldat, c’est en allant affronter la mort que l’homme gagne ses galons et devient plus heureux.) Mais il y a aussi KOUGBENOU-WEHINDE. (Nous sommes sous la coupe de la Mort et de la Misère). KOUMALON « Nou de na nonté. » La Mort ne permet pas que quelque chose subsiste. Chanson : Koumalon nou gbeto nou eni gbodjè Zankou, Zankou Koumalon nougbeto ni gbodjè. La Mort ne nous permet pas d’avoir du repos. KOUMADAFADE « N’a point de jouissance. » La Mort : ne crée aucune jouissance. Mais l’on dit aussi : KOUDAFADE « La Mort a procuré une belle faveur. » Se dit pour les enfants nés de veuve (Lévirat). KOUHINYADE-WA « La Mort a apporté une certaine misère. » Cas d’une veuve malheureuse qui a perdu son enfant. Cas aussi des malheureux qui meurent malgré leur misère. « Ce sont les parents ou alliés qui donnent le nom à leur enfant après un tel décès d’un des leurs. » KOUNEDO « La Mort a dévoilé nos secrets. » KOUDEDO -do-La Mort a permis aux ennemis familiaux ou voisins de décou­vrir nos secrets. KOUDEMEKPO (Bo Gbelo ma kou Kpon) «Quelle sorte de mort l’homme n’a pas vue ? » KOUDJANNAVO «C’est la Mort seule qui sera dans l’incapacité de punir. » — 12 — Cri de la personne persuadée qu’on a tué son parent et qui demande vengeance à la Mort. KOUYINKA « La Mort est mauvaise. » Ne pas confondre avec KOUYINGA (la mort a lancé sa flèche). KOUHOUMON «La Mort est au-dessus de cela» (des pleurs, des jérémiades, des talismans, des prières). KOUGBETODEA «La Mort va partout et n’épargne nul pays.» KOUDJO « Tontine de la Mort. » Jour de la Mort ou Tontine de la Mort, qui donc n’y participera. KOUMINASSI « C’est de la Mort qu’il faut avoir peur. » KOUTONHOU « La Mort est grande. » (On ne peut finir de méditer sur ce qu’elle fait.) KOUMASSAHO « La Mort ne vend point à crédit. » Nom de laïc qui est sorte de proverbe ou sentence. La Mort, en effet, ne saurait accorder de crédit. Elle détruit, consomme à son heure. KOUDEKPO « La Mort a diminué (ou a sorti son bâton). » II y a ici selon les régions et les informateurs deux versions selon la façon de prononcer le mot Kpo : a) La Mort a diminué son massacre. b) La Mort a sorti son bâton, sa massue. (Qui donc résistera ?) La première est douce, tandis que la seconde affirme la puis­ sance de la Mort qui, sortant son bâton (massue) peut massacrer n’importe quoi, n’importe qui, n’importe où. KOUHOUESSO (ema no yon hon) « La Mort a planté son pieu. » (Donc il n’y aura plus de décès.) (Sur la tombe d’Abikou, on fait un talisman spécial comprenant un pieu autour duquel sont attachées certaines feuilles. Le pieu est enfoncé dans la tombe du côté où se trouve la tête. Si un autre enfant vient à naître, on lui donne ce nom pour signifier que la Mort est clouée à terre.) KOUDJEWE « La Mort a porté plainte. » Nom de féticheurs Lali. Parfois les hommes cherchent la mort par leurs agissements : les maladies, les accidents sont des avertis­sements, des plaintes de la mort (tuberculeux, alcooliques, chauffards, imprévoyants), etc. KOUTON MASE (Kou whè) (Kou Hou whè). C’est faute de comprendre les lois de la Mort qui fait dire aux humains que la Mort a tort. MEDESOKOUA « Qui peut égaler la Mort. » Surnom de jeunes gens. — 13 — KOUGLO (De matin) «Pas de défense contre la Mort. » II n’y a nulle défense efficace contre la Mort. KOU SOU NOU ENASE «La Mort mérite d’être crainte. » (Sans commentaire.) KOULODIN «Si la Mort n’existait pas… … Comme on serait …heureux ou malheureux. » KOUMINASSI, aphorisme : c’est seulement de la Mort que nous devons avoir peur. Combien d’hommes politiques, financiers, religieux… ont été agités par le Vent de la Vie et sont devenus des ombres. Craignons la Mort. Comme l’on dit dans l’Armée française : « Quand on est mort On est… » C’est de la Mort, prise comme entité qu’on doit avoir peur. KOUDAFODE « La Mort a levé un certain pas », feutré imprévisible (nom de féticheuse). KOUHOTIN « La Mort a acheté (investi) la place. » Nom de féticheuse signifiant : La Mort a assiégé la place. KOUDJAGO «La Mort est en faute.» Aphorisme: Elle aurait dû laisser l’homme de bien et abattre le méchant, ou elle frappe aveuglement. KOUTONDIN « Si ce n’est la Mort ? » comme on serait heureux. KOUGNIDE « Si la Mort était quelque être visible ? » KOULOGNIDE Signification « Si je pouvais voir la mort qui m’a enlevé l’être chéri que ne ferai-je pas ? » Prénom de bébé, nom d’une fête. KOUJEGAN « La Mort est dans les fers. » C’est un nom d’Abikou. On le donne après une cérémonie aussi spéciale que secrète au cours de laquelle, l’enfant, Abikou, mort, est enchaîné. C’est l’enfant qui naîtra après qui s’appellera KOUJEGAN. KOUGBE (f) IKO UKO Y /(Y) La Mort a refusé ceci. » Nom d’Abikou. KOUKOUTO (le cadavre). 1° emon non ba hin po 2° emon non ba gbeto po. — 14 — a) Le cadavre ne manque pas de défauts (on lui trouvera une faute qui a causé sa mort.) b) Le cadavre ne manque pas de visiteurs (amis, parents, alliés seront là). KOUDEKOUTO «Tout homme mort ne manque pas de défaut.» Car : – ou bien il court les femmes d’autrui ; – ou bien il est insouciant et voleur ; – ou bien il a manqué de respect aux dieux ; – ou bien il boit trop et est alcoolique impénitent ; – ou bien c’est un~prévaricateur ; – ou, de toute façon, c’est un pécheur envers la VIE : KOUKIKO « La Mort ne refuse rien (Y) ». Nom de féticheuse ou de féticheur signifiant que la Mort ne refuse de prendre qui ni quoi que ce soit. NOUKOUKOU « Cadavre » (nom d’Abikou). KOUNASSO «La Mort le prendra» (nom d’Abikou). Pour faire peur à la Mort on lui offre d’avance la vie du nouveau-né. KOUBOMI (fon). « Mort pardon. » IKOUGBAMI (Yoruba). « Mort veuille nous faire grâce. » KOUKOMI «La Mort m’a repoussé. » Nom talismanique donné à un Abikou, après certaine cérémonie pour indiquer que la Mort ne reprendra plus ce bébé. KOUGBE « La Mort a refusé. » Nom donné à un Abikou pour dire que la mort a refusé et refusera de prendre ce bébé. KOUCHIKO (f). IKOUSSOUMI (Y). « J’en ai assez de la Mort » (nom d’Abikou). KOUKOYI « La Mort a renoncé à celui-ci » (nom des Abikou). KOUCHANOU « Mort fais grâce. » Ce nom est Yoruba et a le même sens que : KOUFEBIDJI, KOULOGBO, KOUFEIDJIN. KOUFEBIDJIWA « Mort, veuille nous pardonner. » Le nom est donné à certains enfants à qui on a « imposé certains gris-gris pour supplier la Mort de ne pas détruire le nouveau-né. — 15 — KOUDOG BO « La Mort a daigné cesser ses coups. » On notera que seule une lettre change entre ce nom et KOU-LOGBO qui a un accent triste en KOUDOGBO qui est un nom joyeux. KOULOGBO «Que la Mort veuille donc cesser.» C’est une prière à la mort pour qu’elle cesse d’exterminer les humains d’une famille. KOUMAKPAYI « Mort ne tue pas ceci. » Ce nom est donné aux Abikou de langue Yoruba ou Anago pour supplier la Mort de ne pas enlever le nouveau-né. KOUGBACHEDE « La Mort a commis une lourde faute » car elle ne nous a pas permis de fêter cette naissance comme il se doit. (Nom donné aux enfants posthumes) Kou gba ochê de. KOUMON NOUDE (Fon). IKOU BIKAN (YORUBA). « La Mort a vu quelque chose » (et s&#
39;est tapie comme un chien à l’affût : la mort nous guette à tous les tournants). Nom de féticheuse. KOUTEKPO « bo mi ma so do koukou \vè ? » Quelle formes diverses de mort l’homme ne subit ? Donc il est inutile de tirer des conclusions ironiques à propos d’un décès. KOUGNIWADANDE « Si la Mort lançait un défi (nous combattrions) mais hélas, c’est sans défi qu’elle vient surprendre. KOUME « Nous sommes (toujours) environnés par la Mort. » KOUGNINGAN « La Mort est chef (et puissante) aux ordres de qui personne ne se soustrait. » KOUFODO « Empreinte (des pattes) de la mort. » Comme pour l’éléphant, les empreintes des pas de la Mort sont toujours visibles. KOUSSOUNHOUNVO «La Mort a démarré la pirogue» (personne ne peut descendre ni s’échapper et personne ne peut sauver son prochain). KOUDAWEDE «La Mort a tranché le procès : qui fera l’appel ? » KOUDA «La Mort a tranché » : (Quoi dire après ?) KOUGBENOU «La chose du jour de la Mort. » Ce qui signifie : 1° Cet enfant sera là pour mes funérailles. 2° II faut prévoir ce qu’on laissera au jour de la mort. KOUDAGBADJI « La Mort est au salon » (au milieu de vous.) Nom de féticheuse. — 16 — Ne pas confondre avec KOUSSIAGBADJI. «Le salon du dieu de la Mort » n’est pas à visiter : on y trouvera forcément le crâne d’un ascendant. » C’est un des « noms-forces » du Roi Toffa I«. KOUKPO: MASSUE DE LA MORT. Nom de féticheuse de la variole. Chant Koukpona hou noun : Massue de la mort tuera (intraduisible). Akpako alan kpidi sa : Massue de la mort, massue de la Maladie. Koukpo Azon kpo : La Mort et la Maladie. Akpako ana gbidi sa : Massue de la Mort. Nom donné à certains initiés de la variole, lorsque l’épidémie d’icelle a fait quelques ravages dans la famille des dits initiés. KOUMOLOU (Anago) Prince de la Mort. Nom du fils aîné du dieu de la variole qui provoque des épidé­mies mortelles. KOUTON MASSE « Kou hou whè » C’est parce que la Mort n’a pas plaidé sa cause qu’elle a tort aux yeux des humains (car souvent les hommes la provoquent). KOUMAGBO « La mort n’a pas cessé » (malgré nos supplications). Nom donné aux enfants posthumes. KOUGBOHOUE « La Mort a réglé le litige. » Nom donné à un enfant à propos de procès, l’antagoniste étant mort.

V. Sociologie de la Mort Sous Yayi Boni

source :  1. Sources : Dictionnaire Français-Fon J Rassinoux, SMA Société des Mission Africaines

2. Proverbe de la Sagesse Fɔn ( sud du Bénin) Par Pamphile Boco ¨Pro-Manuscripto, Cotonou, 1995

3 Etudes Dahoméennes 1 I 1961-62 RÉPUBLIQUE DU DAHOMEY MINISTERE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE LA CULTURE INSTITUT DE RECHERCHES APPLIQUÉES DU DAHOMEY (I. R. A. D.) PORTO-NOVO Sommaire TIDJANI (A. SERPOS.) L’Expression de la Mort dans les noms patronymiques, prénoms et surnoms du bas-

Binason Avèkes

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